Cessons de penser à notre petite personne d'autant plus que cette petite personne, qu'on le veuille ou pas, est impactée par le monde tel qu'il va (ou plutôt ne va pas); nous sommes tous sous influence, peu ou prou. le cas extrême du délirant le montre bien: les discours les plus "fous" sont  liés au temps de l'actualité ou du présent ou tramés par l'histoire immédiate ou plus reculée...
Ainsi on a parlé à la radio de la mélancolie qui s est emparée du peuple grec suite aux mesures d'austérité dictées par les créanciers de ce malhereux pays; mélancolie, bile noire, un mot d'origine grecque comme tant d'autres, de poésie à démocratie, de musique à théatre...
C'est un puissant symbole que la crise européenne connaisse son acmé dans cette petite péninsule où s'originent nos catégories de pensée..
Ne pas sous-estimer l'efficience des symboles; les banques internationales donnent au peuple grec une possibilité de choisir entre deux maux aussi graves: politique insupportable d'austérité aggravée dans ce pays déjà exsangue ou sortie de l'union avec retour probable du parti néo-nazi et tiers-mondisation.
Choix entre deux mauvaises solutions: dilemme ou tragédie; on n"a pas fini de parler et penser grec