Hier avec ma copine Cécile à l'exposition du Musée Maillol; file d'attente impressionnante et attente conséquente mais je ne regrette pas; je me suis fait violence pour "la bonne cause".

Merveilleux musée dans un quartier huppé bcbg que je connaissais déjà mais cette exposition consacrée aux collections d un riche suisse-allemand, fou de peinture m'a ébloui. Bien sûr, les Impresionnistes, on connaît mais on ne s en lasse pas même si certains saturent (je me souviens de ma cousine disant à leur propos: "y en a marre!" ce que je comprends aussi; on se lasse de tout; de plus grâce à Midal, j ai appris à apprécier l art contemporain, plus en phase avec une époque terrible).

Choix d oeuvres des très grands maîtres: Degas, Pissarro, Sisley, Manet, tant d'autres qui illiustrent un courant imposant de l histoire de l art en france particulièrement. Très belle mise en perspective pédagogique sous forme de panneaux explicatifs et de cartels .
Une cure de Beauté, d Art-thérapie; le bouquet de ce feu d artifice de célébration de la nature, de la paix et d'une simplicité toute classique; les salles conscrées à Maillol, sculpteur inspiré et polyvalent; cet homme pouvait tout travailler, toutes les matières et cette fois c est un hymne au corps féminin qui se déployait dans les salles. Ces statues de tout format: une présence presque incroyable avec cette impression de corps prêts à bouger avec cependant paradoxalement un "poids" de réel faisant songer à Renoir...

Puis papotage dans un café voisin et la plainte récurrente de mon amie sur ce temps vide "à remplir" et cette grande difficulté à habiter cette ville en été où tout s 'arrête. Plus le souci d un fils de 28 ans désespéré de ne pas trouver le moindre job...

Je le disais: les temps sont durs...

Pour tout le monde, enfin presque.


La dernière affaire venant confirmer cette dureté des temps, différente selon le segment de pomulation auquel vous appartenez.

M. de Rugy n est pas plus "mauvais" qu un autre mais un ministre d Etat, qui plus est voué à remplacer un homme de l envergure de Hulot, qui plus est chargé des complexes problèmes de l écologie en effet centraux ne pouvait se permettre le moindre auax pas. Ici les attques de Médiapart sont plus graves: non seulement il n a rien fait (Corinne Lepage dixit) mais en plus il  s est servi dans les caisses de l Etat, de notre argent à des fins personnelles.

Ce régime marche décidément au rythme des affaires qui se succèdent à une rythme hallucinant.

Régime des affaires dans le double sens du business et de scandales.

Un régime incapable de répondre à la misère ambiante et uniquement préoccupé de défendre une clinetéle de privilégiés. C est du sans précédent; les gens ont de plus en plus de mal mais les froids techniciens qui administrent l entreprise France montrent constamment leur incapacité à répondre aux besoins du peuple; la politique, c est, je le croyais, d'abord servir avant de se servir.

Je reviens au Beau et à son pouvoir; on sait les affluences record dans les musées et les expos actuellement sans parler de Likedln; je sens chez ces personnes assoiffées de culture un désir d ailleurs, de pureté, de simplicité, d essentiel, loin des miasmes du quotidien...

L affaire de Rugy s inscrit comme la contremarque sacandaleuse de ce régime, le pire que la France ait connu depuis des décennies, un régime qui casse méthodiquement le patrimoine national en le vendant aux plus offrants, qui méprise les pauvres (hier à rue du Bac, un de ces êtres en errance est venu presque me sommer de lui remettre une pièce; ce qu j ai fait; prendre le métro sans avoir affaire à un sans-abri ou plsuieurs relève maintenant de l'exploit), défend les plus riches et cultive les apparences de la modernité.

Froideur, indifférence, technicité faussement objective, ciblage méthodique des classes moyennes et des agents de l Etat programmés à disparaître; on comprendra que les images d un temps révolu jouent alors un rôle de compensation.

La vie n est pas qu'un tableau Excel ni la nature un fond à exploiter par une industrie écocide; les impressionnistes nous rappellent à leur manière silencieuse mais éloquente des valeurs piétinées.


Certes la politique n est pas précisément le monde de bisounours et ne l a jamis été.
Mais homards, caviar, champagne pourquoi pas? Mais la sensibilté du public a changé surout quand des gens peinent sont condamnés à chercher dans les surplus des supermarchés de quoi se nourrir de salades défraîchies ou de fruits avariés.