Je suis impulsif; et cette impulsivité qui m'est coutumière est d'autant plus forte que je suis dans la colère; l'épisode que je traverse actuellement est tout sauf supportable.

Et cette impulsivité se traduit notamment par des achats brusques, des paroles et des actes de colère, des décisions rapides...

 

Ainsi d'hier, je devais me rendre sur instruction de l ORL (un autre que celui habituel pour motif d expertise); or, je n ai pas du tout apprécié ce praticien qui a pointé ma perte d audition ( "j'ai du envoyer beaucoup de décibels", "vous avez du mal dans la compréhension des mots" "il faut à tout prix que vous portiez en permanence votre aide" "vous êtes dans la dépression sans l appareil" etc).

Rien de positif, rien de rassurant, pas un mot positif, rien pour relativiser. Tout ce qu il faut pour m aller. Je sais bien; qui suis-je moi pour contester un praticien dûment diplômé? La question n est pas là; à mon avis en tant que patient j ai mon mot à dire aussi, plus que jamais dans une société démocratique (en tant qu enseignant je suis à l écoute de mes élèves). Je pense que quel que soit le cas le médecin se doit d apporter ne serait-ce qu a minima des paroles de réconfort, de soutien, de manifester de la compassion.

Je suis sorti du cabinet furieux et pour le coup vraiment déprimé.

Et toute ma colère déjà alimentée par ...(voir blogs précédents) n en est ressortie que avec plus de violence hier chez l audioprothésiste qui devait réviser mon apapreil; d emblée j ai dit tout le mal que je pensais du praticien en me promettant de ne plus jamais remettre les pieds chez lui.

On a procédé à l examen de mon appareil en observant de fait une baisse de l audition mais qui reste normale après 8 ans; on ne voudrait pas que çà s améliore (qu est-ce donc qui s améliore à mon âge? je suis preneur...)

En revanche il m a été confirmé que le port quasi permanent du mini-appareil stimulait les neurones et même améliorait l audition tout en préservant de la maladie d Alzheimer (rien que çà!); la mariée me semble bien trop belle!

De retour chez moi hier, m étant calmé parce que le prothéisite a su me parler aimablement en m expliquant calmement et en tenant compte de ma sensibilté, je me suis mis à réfléchir à mes accès de colère qui, de fait, me sont coutumiers et surtout en cette difficile époque de ma vie.

Ces accès sont mus par une sentiment d injustice à mon égard, ou d'impression de m être fait berné, roulé, méprisé, nié bref.

Mais les choses sont toujours plus compliquées et je sais que cette impulsivité a de lointaines racines outre les facteurs prochains. Je suis toujours en révolte contre le fait d avoir été malheureusement rabaissé dans mon enfance et au fond ce sont des très vieilles blessures sur lesqulles on met de l acide.

Ce médecin a sans doute bonne conscience pensant avoir fait son travail avec loyauté; certes mais voilà lui aurait-il comme patient aimé qu on le traite comme un gamin qu on punit?

Le tact, le sens psychologqiue, l humanité bref font partie intégrante de l'art médical.

Même en cas de maladie grave l'humanité importe; à ce sujet les débats actuels sur l homéopathie en France retiennent mon attention; cette médecine met en avant l écoute attentive du patient, le sens du contact, la bienveillance. A titre perseonnel, cle n a pas eu d effet sur moi mais je ne généraliserai pas. Même si l homéopathie s explique par l effet placebo c est toujours çà (un de mes analystes, ex-chirurgien devenu psychiatre, un homme admirable de générosité et d'altruisme, me faisait observer que les animaux se trouvaient améliorés par l homéoptahie; au moment où l écologie est un souci général en plus cela devrait fair réfléchir)

Mais je compte bien revenir sur d autres considérations sur la médecine et les médecins en tant que patient, en tant qu apparenté à une dizaine de médecins, en tant qu hypocondriaque, en tant que personne qui prend de l âge...