Attali comme d'autres proposent des solutions techniques à la crise systémique qui nous balaye. Chacun de ces experts reconnus ou atoproclamés de proposer son remède miracle; j imagine que si on avait " la solution" on aurait eu chance de l appliquer.

Je ne crois pas qu on l ait, cette solution.

Je ne suis pas un expert en économie ni en quoi que ce soit et d'ailleurs - un des acpects de cette Crise - chaque expert ne connait qu une part infime de son domaine (on m a appris récemment qu en mathématiques il y avait bien une quarantaine de sous-spécialités et qu une personne, même douée dans ce domaine, ne maîtrisait et encore, qu une sous-spécialité et ignorait les autres).

Je vais donc m'exprimer comme un humain très ordinaire, ne me réclamant même pas de je ne sais quelle "expérience", tout ayant changé...

Ce qui me frappe; me saisit et me sidère aujourd'hui c est le manque d amour. 

Deux petits exemples mais révélateurs de l état de faillite d une société.

On sait que pour des motifs illisibles, on a mis fin à deux cours de soutien. Je n ai plus qu un seul cours; du coup je m attends à ce que même ce cours soit stoppé aussi.

Deux exemples véridiques et récents sur l état d esprit actuel: à ma question légitime de savoir ce qui n a pas marché avec un jeune élève lors du 1er cours, la conseillère pédagogique me répond: "vous êtes trop sévère". Sic. Moi sévère qui au contraire ai pris tout mon temps, entouré de sollicitude le gamin, aménagé de petites pauses, m assurant qu il n était pas fatigué... Trop sévère! Surréaliste.

Second exemple que j ai conté dans un blog précédent: on me demande d actualiser sous la pression parentale mon cv; ce que je fais illico. Le conseiller cette fois m enjoint de bien préciser "enseignement du français en 1ère"; pour des raisons d éthique (je pense que plus que jamais nous avons besoin d éthique) je refuse à commettre un faux. Résultat: annulation du cours avant même qu il ait débuté!

Je m informe auprès de l'organisme (je rappelle ici que je sais lire, écrire et compter; en tous cas j assure le soutien scolaire en français y compris en classe de 1ère depuis 2004!): la réponse des parents rapportée par la conseillère: votre cv est  "incohérent". Bien sûr je respecte l opinion de ces personnes encore que l on pourrait au contraire comme un plus le fait que j aie abordé différents domaines dans ma vie professionnelle...Mais vous apprécierez le tranchant et la brutalité du jugement.

Encore une fois c est sans précédent ces jugements de "mauvaise foi" comme dit si bien la langue française; il n y a plus de foi au delà de la connotation religieuse; dans foi il y a croyance, confiance et authenticité.

Et de plus en plus avec ces évaluation continuelles de tous et de chacun, on sent cet impact du modèle de la consommation omniprésent. On est de plsu en plus réduit à cette seule: on est consommateur universel, des choses comme des êtres. Midal faisait remarquer l extrême violence que cela traduit: on mesure un être humain; les médecins de la mort  n avaient de cesse que de tout mesurer; or mesurer c est comparer et comparer c est réduire l humain à un modèle-étalon-idéal donc lui dénier sa singularité qui fait sa richesse justement irréductible...

Au delà de ma petite personne, on assiste à une déferlante d agressivité, de maltraitance, de négation de l autre.

Une fois encore le "Moi, moi et encore moi" triomphe...

L être humain devient pire que le pire des animaux car lui sait ce qu il fait et le fait quand même...

Pour me consoler, je crois qu au fond de tout çà il y a de la souffrance et on déverse des tonnes de haine à droite et à gauche, bref on "se défoule"; plus çà fait mal à l autre plus on croit qu on uar moins mal.

Mais je crois que c est bien plus grave que la souffarnce convertie en haine; on n a plus aucun sens moral; la perversion est à l oeuvre depuis le sommet de l Etat jusqu en bas de l échelle sociale, une perversion qui s origine dans les réseaux dits "sociaux"; les smartphones (pourquoi "smart" au fait? c est "bad", "naughty" qu on devrait dire) de plus en plus se transforment en outils de diffamation, Internet venant coiffer le tout.

Cet instrument du diable permet de dénoncer des tyrannies certes (mais avec retours de bâton!) mais surtout il popularise la déresponsabilisation, la vindicte, la malfaisance: un seul exemple Facebook qui fait de nombre d'adolescents d apprentis "corbeaux". De nombreux suicides sont hélas à la clé en cet âge très fragile.

Un tout petit espoir: Zuckerberg le richissime patron de ce réseau des réseaux prônant en sous-main le viol permanent de  ce qui nous reste d intimité réfléchit à une moralisation de son empire.

J avoue être sceptique.

La Mal ( l Empire du Mal) est bien plus profond; je renverrai pour ma part dos à dos et les gens inscrits sur ces réseaux et leurs persécuteurs...

Dans les deux cas, il y a d une part une inconsistance de ce Moi en quête de visibilité "à tout prix" et d autre part (beaucoup plus grave) la manipulation des esprits et des corps à la merci de la marchandisation de toutes choses; le capitalisme à son acmé.

Harari (encore heureux qu il existe de tels hommes non encore compromis) avec une lucidité exceptionnelle démont(r)e ce système et le monde qu il nous promet est un cauchemar encore plus destructeur que celui déjà monstrueux qu est le nôtre