Journée tout particulièrement éprouvante hier car semée d embûches multiples avec le point d'orgue: les odeurs de pourriture s'échappant du seul autre appartement de mon palier; quand tout semble se liguer contre vous qui êtes déjà dans une situation peu agréable (vacances à Paris en août, le top du top; tout le monde part; quant à moi j ai simplement pris de petites vacances en Normandie), méditation ou pas, un seuil de tolérance est franchi.

Une fois de plus alors que la situation semblait enfin s être "améliorée", voilà qu hier matin je constate un pic de pestilence comme "au bon vieux temps". Non c est trop pour moi; non seulement j ai fait TOUT ce qu il est possible pour ménager cette femme (pour la petite histoire, il faut savoir que je l ai croisée UNE fois en plus de quatre ans ("cela" se désigne dans cette ville merveilleuse comme "voisin") mais je n'ai jamais fait appel à un huissier pour entrer de force dans l appartement de cette dame (un zombie?) alors que la loi m y autorise; j ai "laissé couler" et de plus j ai du envoyer cinq à six plis rédigés en termes conciliants en mettant en avant la possibilité d étudier ensemble les solutions possibles. Aucune réponse.

Hier n en pouvant plus de "rage impuissante" je me suis déchaîné, en frappant à coups redoublés sur la porte d en face et en hurlant, mettant le maximum d epuissance dans ma voix ce n est pas en vain que j ai pris des cours de chant et participé comme ténor à nombre de concerts. Le vieux sait encore crier.

Bien entendu (autre "spécialité" parisienne) personne ne bouge dans ces cas; je pense aux voisins; on vous ignore, bien à l abri.

Bref, j ai frappé avec une telle violence avec le bord extrene des deux mains que après un heure environ, une vive douleur s est fait ressentir avec montée d el angoisse, de la colère sourde, et sentiment de malaise imminent plus début d oedème (eh oui ce que je pouvais "faire" à cinquante ans n est plus possible!

Prise d anti-douleur peu efficace dans un premier temps et léger au massage avec pommade. Il faut préciser que auparavant j avais transbahuté des livres par dizaines et pousser un bibus vers la chambre à coucher et ranger le tout (il faut bien que je m occupe; j aménage ma maison).

Ce matin les choses (la main gauche lésée) ont l air de s arranger mais pas question que j aille au lavomatic: çà attendra.

Revenons à cette "puissante" colère et à ses déterminants (ma thérapeute m a conseillé une fois de réagir avec calme et détermination; c est d autant plus efficace mais elle comrend que certaines situations puissent générer ce vilain sentiment de colère)

Cette colère (dans ce cas de figure la psychanalyse dont je parlais reste utile) résulte de ce sentiment d impuissance, d inutilité de toutes les démarches déjà effectuées, de rage contre mon destin (me revenaient en mémoire les propos de mon frère qui il y a peu alors que je me plaignais à lui de son indifférence en pleine canicule et bien que les autorités conseillaient de prendre des nouvelles me répond: je n y peux rien si tu es incapable de gérer tes problèmes. No comment; heureusement 5 à 6 "étrangers" ont échangé par sms avec moi).

La colère résulte d une immense frustration, d un sentiment d injustice (pourquoi eux ont des enfants, une comapgne, un compagnon, une famille? pourquoi suis je dans une ville à l indifférence minérale, on en a la preuve) pourquoi mon exil? pourquoi mes origines tolérées? pourquoi mon problème avec les femmes? pourquoi cette mère qui a brisé ma personnalité et l'a remplacée en partie par la sienne? pourquoi la "méchanceté" de ce frère qui m était si proche étant enfants?); bien sûr à tête reposée, je sens bien que cette colère toute légitime fût-elle témoigne au moins d un manque de maîtrise mais mettez-vous à ma place: pourquoi ces chose m arrivent elles à moi? Je rappelle que j ai déménagé dans des conditions plus qu éprouvantes pour fuir un voisinage délétère. Et voilà: le seul voisin de palier que je "trouve" dès mon arrivée est un fantôme femelle qui pratique l évitement et vous fait le royal cadeau de ses effluves en signe de "présence"; avouez que j aurais pu trouver mieux! Et je n ai pas la vocation du martyr; j ai déjà (beaucoup) donné.

J'ai téléphoné au nouveau syndic qui va envoyer une lettre recommandée (mais on a affaire à quelqu un qui laisse son courrier dans la boite!); j ai accpeté comme solution d attente; si rien ne change comme c est trés probable, je refais appel à un fonctionnaire de la Préfecture qui a pouvoir de faire pénétrer un huissier par effraction.

Mais voyez-vous ce problème, m a-t-on dit est récurrent, cette personne et ses signaux de m. est là depuis la construction de l ensemble d immeubles où je suis.

Qu aurait fait le Bouddha à ma place? j en parlais hier...