La coupe est pleine; oh! je plaisante...J ai tant besoin de me détente en ce moment!

Sinon je n ai pu m empêcher de suivre le match France-Belgique e...De vibrer aux exploits de l esxtraordinaire gardien de but français entre autres. D un autre côté l équipe belge n a pas démérité d où sans doute le score étroit qu aucun spécialiste n avit prévu: 1 à 0 en faveur de la France; l entraîneur à mon avis y est pour quelque chose (ce côté maternant avec ses joueurs); de plus très belle défense face aux assauts belges et esprit de corps réel chez les français.

Au delà de ce match important j ai apprécié l esprit bon enfant des supporters français (çà nous change des drames qui tissent notre quotidien) et la bonne entente avec nos voisins belges généralement complexés à l égard de la "grande voisine"; il s trouve que comme beaucoup j ai des attaches en Belgique , pays que je connais assez bien. Dommage pour les belges qui dépriment aussi comme nous, paraît-il.

De manière générale je me suis pris au jeu et j ai pris une conscience plus aiguë de tout ce qui se joue dans un match en matière de technicité, de qualités morales, de force physique d espritd équipe, de maîtrise de soi, de fair play.

La responsabilité qui pèse sur ces joueurs est écrasante à l ère des médias mondialisés et des réseaux sociaux.

Le sport (du vieux mot français "déport") est une création anglo-saxonne; c est une remarquable possibilité de sublimation de l agressivité humaine (comme l art et la science). Après tout mieux vaut une beau match qu une bagarre sanglante ou une guerre a fortiori.

Parmi les aspects contestables il y a le patriotisme exacerbé auquel ce sport donne droit.

Je reléve pour le moment que, hier en france il était contenu et bonhomme et c est tant mieux. 
Cependant je ne saurais oublier le contexte dans lequel ce patriotisme s inscrit. Derrière l affichage multiplié des trois couleurs il y a le mal-être français qui perdure; l obscur sentiment et la réalité du déclassement de l Occident.

L unanimisme cher à Jules Romains ainsi que le sentiment océanique de la vie de Romain Rolland s expriment avec force dans ces rassemblements exaltants-exaltés.

Tout comme l ivresse, ces moments de fusion au delà du Moi nous font oublier "la fatigue d être soi" (Alain Ehrenberg)