Et c est reparti!
On avait un peu respiré quelques jours mais c était trop beau; la chaleur digne des bords de la Méditerranée sans la beauté des paysages revient à ma plus grande joie, on l aura compris; et bien entendu la loi des séries jouant une fois encore, mon frère se désiste pour la visite à notre mère après s être désisté alors que je la vais invité à un repas d anniversaire.

Seul (ou à peu près dans une ville que je n aime pas et dans une oisiveté que je déteste) une fois de plus avec la chaleur forte (que je n ai jamais aimée).

Petite compensation dan ce climat pénible: visionné un joli reportage sur San Francisco...Par contre, ce que j ai pu aimer cette ville un peu folle mais magnifique, sa célèbre baie, ses trams à câble, son "printemps" éternel (quoique..de très étranges écharpes de nuages se glissent entre les gratte-ciel.

Cette ville dont le guide, fier, nous avait dit qu elle comptait je ne sais plus combien de nationalités. Dans le documentaire d hier (Arte) on nous précisait qu'elle avait la particularité d accepter les différences. A l époque où je m y rendais (pas hier!) on montrait aux touristes le quartier gay de Castro; qu en est-il aujourd'hui? 

Une image du bonheur, cette ville; cette lumière point trop forte, des températures modérées par le large, ce pont emblématique puissant mais aérien, cette nourriture riche en poissons et crustacés, ces souvenirs de tant de films tournés sur ces lieux propices...
Toutes ces populations qui emblent coexister sans trop de mal et surtout - souvenir qui me reste en dehors de l élégance et d un certain raffinement, ces jardins édniques au pied du célèbre Golden Gate. J avoue que j ai été subjugué par l extraordinaire beauté des fleurs; leur variété, leur abondance que je n ai vues nulle part ailleurs.

Voilà j ai pu oublier mes petits soucis de sédentaire et oisif obligé avec mon éternelle compagne, la solitude...

Ah si, en cherchant bien je me suis "distrait" (je ne vois pas de mot meilleur) en regardant une partie du match de foot France-Uruguay; la France a gagné facilement d après ce que j ai compris; tant mieux car les mauvaises nouvelles déferlent en ce moment dans un pays troublé et fragmenté qui a connu ses heures de grandeur.

Et soyons honnêtes, j ai reçu un sms d une élève de 1ère qui m avait déjà annoncé sa bonne prestation à l oral et in fine hier sa réussite. Cela me fait plaisir, vraiment d avoir de ces nouvelles. Je dois y être pour quelque chose ( c est du moins ce que prétend cette jeune fille, du reste exigeante, "qui m en a fait baver" avec ses questions minutieuses; je sortais du cours épuisé mais avec le sentiment d avoir  triomphé de quelque chose)

Pour être complet ma copine Cécile devant rester à Paris, faute d argent (charges explosant; merci Macron. Que sa côte baisse toujours plus. Je ne vois toujours rien de bon pour nous, les classes moyennes, ni pour la France) m appelle pour une conférence; j en ai parlé avant. Moyen et toutes ces personnes âgées (le public) moi çà me met en rage à croire que déjà je suis enfermé dans un mouroir...

Après la conférence au Luxembourg, moi pérorant à la limite de l exténuation, non par plaisir mais par force, mon interlocutrice étant bloquée et se contentant de répéter : "ah bon?"  (du reste elle m a avoué être déprimée).

Qu il est dur d avoir une relation équilibrée,saine, enrichissante. Curieusement avec de telles personnes (au demeurant ma copine est la plus hulmaine des femmes et de plus très cultivée mais il n y paraît rien...J ai l impression que le mari à la puissante personnalité l a littéralement phagocytée avec le tacite consentement de son épouse qui a accepté le modéle du couple à l ancienne: mari dominateur et épouse vouée à son bon plaisir)

Où l on voit qu'être en couple n est pas toujours la solution!