Toujours cette fébrilité positive à me rendre au cours sur le bouddhisme ce dimanche "avec". Petits incidents qui m'ont retardé mais je suis arrivé à l'heure pour trouver ma place habituelle, près d un baffle, libre.

Dernier cours en plus avec l excellent Dellavalle qui a surtout tourné autour de ces notions axiales de Bouddha, Dharma, Sangha (ces deux derniers termes désignant l enseignement et la communauté). Il fut question ensuite de la prise de refuge qui solennise devant témoins l engagement dans la doctrine.

J'ai posé à la fin du cours une question sur les critères d authenticité de la demande de prise de refuge. La réponse a été un peu louvoyante en tous cas pas frontale. J avoue que cette idée de "prise de refuge" me travaille à l heure où tout bouge sans cesse et où j angoisse face à cet effondrement généralisé qui m a structuré toute ma vie.

Ma question comme souvent en contenait une autre préconsciente: pensez-vous que je sois dans la capacité de faire cette demande et que je sois capable d y faire face?

Je ne sais trop pourquoi mais la réponse venant d un expert m'a intéressé intellectuellement mais "secoué" existentiellement. Du coup je ne sais plus très bien où j en suis. Le conférencier a souligné le côté "saut" (dans le vide?) que constituerait cette prise de refuge. Cela m a un peu inquiété, comme si cette décision m'engageait fortement sans retour avec derrière une idée de reniement de soi, de perte de repères identitaires; or je souffre comme beaucoup de gens de ces repères qui sautent les uns après les autres.

Essayons de voir un peu clair. Le Bouddhisme m est apparu comme une voie très ancienne au diapason d un temps qui fait bouger constamment les lignes; or le Dharma fait du changement la Loi du monde. Dès l époque du prince Siddharta...
Rationnellement, philosophiquement, exisetntiellement, cette doctrine s est imposée à moi par son réalisme, son pragmatisme, sa subtilité, sa prise en compte de toutes les facettes de la vie. Mais par ailleurs mes ressentis sont différents des édbuts, comme si je traversais une période de doute après l enthousiasme de la (re)découverte.

La vie est décidément compliquée.

Qui peut répondre à ma perplexité inquiète?