Ce matin petit dysfonctionnement de Windows ( cette dernière version est particulièrement pénible à vivre avec ses modifications incessantes) d où mon retard à rédiger ce blog (il est 12:37, heure locale au lieu des 7h et quelques environ).

Justement, pour faire lien avec ce qui précède, et mon titre du jour, je me disais que c est bien une caractéristique de notre condition, l émoussement (çà se dit çà?) de toutes choses.

Je rentre  d'un cours sur le bouddhisme; c'est important pour moi, le dimanche étant un "jour difficile" pour moi qui me sens si (mal) seul...Cela me permet de m enrichir intellectuellement et de me relier, même superficiellement aux autres et enfin de retrouver du familier (sécurisant pour un grand anxieux).

Eh bien j ai fait ce constat double: d une part alors que j avais été très déçu par le cours d'avant de cette intervenante belge qui représente l école occidentale de méditation en Belgique, voilà que cette fois je fus ravi. D'autre part sur un plan plus général je me faisais la réflexion que...voir le titre de ce blog.

Autant j étais dans l enthousiasme de la découverte lors des années précédentes, maintenant une certaine lassitude s installe. Comme une saturation; est-elle inévitable?

Comment faire en sorte de garder cette élan du premier moment. Cela n est pas sans évoquer le jeunesse et les premiers émois comme on ne dit plus. Je peux en parler même si sur ce sujet je ne suis pas comme tout le monde: les émois que j ai vécus ont eu lieu très tard et de manière singulière; mais passons.

Qu'est-ce qui fait cette perte, cette érosion, cette corrosion?

Où quand comment vivre dans cette effervescence première en continu?

C est une des grandes difficultés de l existence. Je n ai pas de réponse d autant que contradictoirement j ai besoin d une continuité (ainsi quelques personnes me reconnaissent et me saluent à Pernety et cela me fait grand bien dans une ville où personne ne connaît personne)...

Et si cela se passait du côté du sujet non de l objet? A ce propos le mot de Stendhal que je me répète souvent est exact; il parle des "intermittences du coeur". Stendhal, l expert incomparable de l amour et de ses désillusions.

Tiens et si cet effet d usure n avait pas à voir avec le "désillusionnement". A savoir on ne se contente pas de vivre quelque chose mais de remplir ce quelque chose de nous mêmes, de nos attentes, de nos espoirs, de nos désirs (donc de nos frustrations. L épreuve de la réalité vient tôt ou tard casser l enchantement.

Pour revenir au Bouddhisme, le Maître s ennuyait-il parfois?