L'anniversaire de Mai 68 coïncide malencontreusement avec le visage grimaçant du nouveau pouvoir. Derrière le sourire et les apparences, il y a la fermeté et l aveuglement, la surdité et le mépris pour ceux qui ne vous ressemblent pas.

La France rêvée, celle de la technocratie et du profit, le type de gouvernance managériale (on est aussi ce pour quoi on a été formé ou formaté) augurent mal de la suite des évènements.

On remercie les retraités pour leur sacrifice qui est vain en leur promettant des lendemains qui chantent; voir...

Pour l instant le panier de la ménagère, lui, est de moins en moins rempli pour la somme déboursée et la force, partout, prime le Droit: ND des Landes (Hulot s'est visiblement rallié à la politique actuelle), les étudiants évacués de la Sorbonne, les opposants à la destruction de la sncf ont lu entre les lignes: la mort annoncée de ce futur ex-service public.

Bientôt si ce n est déjà le cas, il deviendra obscène de parler de "fonction publique". Le libéralisme (on entend le mot "liberté" dans son pire sens; la liberté des puissants) c'est de fait la liberté d exploiter, d abuser des "clients", de promouvoir la compétition entre individus. Le renard libre dans un poulailler libre. L antihumanisme du soi-disant disciple du philosophe Ricoeur!

On est bien loin de Mai 68; l Histoire ne se répète pas, elle se parodie. La France de 2018 est une France triste, dure, malheureuse, fragmentée, où règnent la défiance et l égoïsme.

On a une armée de chômeurs et l avenir est une impasse pour les jeunes.

Bon anniversaire!