La galère se poursuit pour les usagers du train avec la partie de bras de fer (cas de le dire!). Cette culture de l'affrontement et de la rigidité de part et d'autre donne à réfléchir. J ai appris que le gouvernement actuel détestait les corps intermédiaires ce qui donne à penser aussi.

Ce dédain pour les corps intermédiaires est éloquent: "moi et le peuple"; cela vide de sa substance la concertation démocratique et dramatise ou rend difficile le dialogue social. Les corps intermédiaires donne du temps au temps, assouplit les positions, peut arbitrer les antagonismes. Le tiers a un rôle neutre au-dessus de ces antagonismes. Chacun roule des mécaniques et montre sa force. Il ne s'agit pas de montrer sa force mais de comprendre le point de vue de l'autre; on en est loin.

Les usagers sont les grands perdants en attendant, eux qui souffrent déjà assez de la précarisation générale et de la dégradation continue de la qualité de vie ici.

Je titrais force du symbole: je ne suis pas un spécialiste du rail ni un économiste distingué mais il n empêche, je suis conscient de la dimension symbolique de ce conflit très dur (parmi d autres: la rigidité ne paye pas à mon avis).

Le Président des riches (ce n est pas seulement un slogan) d un côté et de l autre une culture du travail bien fait (il l est de moins en moins parce qu on a laissé se dégrader le réseau ferroviaire et tout l appareillage technique) et une tradition forte des travailleurs de la sncf avec leur longue histoire et leur fierté professionnelle justifiée.

On ne peut mépriser ces professionnels alors qu'on gâte le patronat.

Eux aussi, c est la France.