Je sais bien que mes rares visiteurs pourraient trouver ce titre excessif voire prétentieux (qui est-il celui-là pour émettre un jugement aussi péremptoire)

Je vais dons m expliquer, en prenant un cas d'école pour illustrer et justifier mon jugement.

Je reçois un sms d une mère d un élève que j ai suivi deux années à raison d une heure hebdo, ce que j estime insuffisant (mais ce sont eux les patrons même si ces personnes ont les moyens (un duplex au dernier étage  d'un immeuble moderne de belle facture avec un inoubliable balcon-terrasse.

Je m étais bien entendu avec le garçon malgré son extrême passivité, au point que je sortais de chez lui avec un brin de mélancolie (eh oui je suis un grand sentimental).
Or voilà que en septembre la mère toujours par sms ( c est plus pratique et non impliquant) m apprend que le jeune homme était envoyé en internat (pourquoi? Mystère) et que de ce fait il était mis fin à mes cours. Dire que je l ai regrettée cette heure du samedi après-midi mais cette époque nombriliste expédie les états d âme des autres, je le sais bien.
J acquiesce et "comprends": Que pouvais-je faire d autres? je suis après tout un larbin, super-larbin peut-être, peut-être mais larbin.

Je reviens au sms de la mère me demandant pour le lendemain soit aujourd'hui de traiter une question car vendredi soir le garçon revient épuisé (et moi suis-je toujours dans une forme olympique? La question n intéresse pas: moi moi moi toujours moi.

Je réponds avec bonne foi que c est impossible et fais remarquer que de toutes façons c est une demande bien tardive pour éventuellement modifier mon planning.

On relèvera trois éléments au moins qui témoignent de l immaturité générale qui touche les jeunes comme les vieux peut-être moins les vieux (?): la désinvolture ou plus le non-respect de l autre (tout et tous sont ramenés à soi, soi seul), l impulsivité: on a une idée en tête, et elle doit être suiv ie d effet, ce que m on appelle l impulsivité et le traitement infantile du Temps, notre maître à tous (au fait le maître des horloges çà vous dit quelque chose?)

Tout cela ne me fait pas rire d autant plus que j ai vivement regretté mon élève (cela on s en moque).

Tout cela témoigne d une époque malade, de gens malades, d une société atomisée en autant d égos isolés repus d eux mêmes infatués d eux-mêmes, inacpables d appréhender l autre, pas nécessairement d avoir de l empathie pour la utre ce serait trop exiger mais de la considération toute simple, la utre avec ses besoins, ses contraintes, ses qualités et ses limites comme tout un chacun.

Freud disait que la maturité c était la reconnaissance du principe de réalité qui va avec la notion du temps (l inconscient ignore le temps).

Les adultes se comportent comme des enfants gâtés; que seront leurs descendants?

Je tremble à l imaginer...