J ai pensé à l humour ayant relu mon blog assez amer d hier (j ai de nouveau du faire face à un problème d informatique encore ce matin: je désire entrer dans mon espace personnel sur un site familier; cela fait trois jours que mon mot de passe n est pas reconnu. Demande par mail, réponse sur la procédure à suivre, procédure suivie à la lettre 5 à 6 fois: rien!).

Et j ai pensé à l humour; on parlait à la radio de Billy Wilder et à son propos du célèbre humour juif qui servait d exutoire à la misère et au drame d un peuple en proie aux persécutions séculaires.

A titre personnel j avoue être incapable d humour ou si peu. Et je me posais la question: pourquoi?

J ai très tôt été marqué par la violence de la vie et l absurdité de la mort, par l absence d amour et les déceptions, ce dès ma petite enfance sans compter la guerre puisque je suis né vers la fin de la dernière guerre.

Très tôt je développais une attitude de sérieux singulier pour mon âge, avec une susceptibilité supérieure à la moyenne et je l ai compris par la suite un état dépressif rampant.

Pour autant j aimais rire ou sourire mais l humour...Connais pas; il me souvient pourtant d avoir dévoré un excellent "que sais-je?" sur l humour où l auteur très subtil essyait de démonter les mécanismes de cet humour qur les britanniques semblent avoir inventé.

Il m est donc difficile d en traiter moi-même.

Notre époque semble caractérisée par cet esprit de sérieux qui est aussi le mien, plus même une sinistrose comme une tendance à surévaluer les tragédies de la vie.

L humour est une disposition d esprit et une forme d esprit (le mot esprit évoque déjà une légèreté). A la radio on parlait de Billy Wilder un des nombreux réalisateurs juifs européens ayant du fuir la montée du nazisme pour se réfugier aux usa et ainsi répandre de cet esprit au pays de l oncle Sam.

Or Wilder savait parfaitement manier cet humour (cf l inoubliable "certains l aiment chaud").

Pour ma part il me semble que la réponse à l énigme de l humour réside dans le taritement que l on réserve à son Moi. Se prendre au sérieux c est surestimer son Moi et surestimer son Moi c est en fait avoir conscience de sa faiblesse.

Et si l humour était une forme de force, de foi en soi. Je me moque de moi parce que je sais que dans le fond je n en crèverais pas.

Au fond l insoutenable légèreté de l être dont parle Kundera  est à prendre à la légère comme tout puisque rien na s importance et tout en a. Donc...