L hiver s'installe ici. Mais j ai l impression que même l hiver, avec les autres saisons, n est plus vraiment le même. Quelque chose de plus irrégulier, incohérent, avec des catastrophes climatiques se multipliant partout.

Hier ce fut une journée d'hiver classique"": lendemain de Noël, triste pour moi, vivant seul cette fête que l'on dit "familiale" (mais là encore tout change, les familles ont pour beaucoup éclaté, les gens se supportent moins, etc)...

J ai traversé un square aux arbres dépouillés, déserté; outre moi, deux personnes esseulées.

Une bise aigre soufflait et franchement je n avais pas envie d affronter cette "solitude glacée". Seul pour seul autant l être chez soi.

L époque est dure au delà de ce que mon imagination déjà portée au pessimisme pouvait prévoir.

Je me suis payé une bonne soupe Phô dans un petit restaurant chinois voisin; cette soupe était revigorante et symbolique; à défaut de la chaleur du coeur le réchauffement d une soupe (il y a quelque chose de maternel ou mieux de grand-maternel dans une soupe)

Et le jeune homme ami de m'envoyer des vues de son chien septuagénaire Jack (en âge humain bien sûr) et du repas familial; soeurs, frère et deux neveux sans compter les deux parents.

Mais il faut préciser que toutes ces personnes viennent d un peu partout.

Je n ai pas cette chance ou plus ...

Alors on fait avec. L agaçant en cette époque d égoïsme universel est qu il me faut faire de plus en plus "avec" c est-à-dire "sans".