Choses vues entendues sues

26 mai 2019

Oublier?

Est-il possible d oublier la perte d une relation fortement investie? Je ne sais pas; mais je sais que, mon expérience aidant, c est toujours pour moi une épreuve considérable,  encore plus maintenant, dans une solitude que rien ne vient rompre (je mets à part mes deux visiteurs virtuels, exceptionnels par leur richesse de vécu et leur ouverture d 'esprit; des amis au fond qui à force de me lire - et ce n est pas drôle - ont appris à me connaître)

A la réflexion, la meilleure "solution" serait de remplacer l ami perdu mais, justement l'entreprise s avère à la limite du possible car un être est unique et de plus je l'ai souvnet répété ici, un vieux est "à jeter" dans notre décadence actuelle sauf à le considérer comme une banque ambulante et je ne suis pas un héritier Rockefeller ou Gates... (un peu d humour...noir).

Alors, à défaut on essaye d'oublier c'est-à-dire d'avoir son esprit occupé ailleurs.

Ce que j ai fait hier; partant aux aurores, je me suis rendu dans le 17me, pour moi une "expédition" (je rappelle que j'ai en plus un fond d'anxiété considérable) mais je touche du bois, çà s est bien passé.
Dans les locaux de la gldf que je connais bien, un colloque devait réunir sur le thème porteur de l IA, un spécialiste de la paléo-anthropologie, Pascal Picq, professeur au Collège de France et un membre d une obédience, un médecin au visage d une grande noblesse. A l égo  plus tempéré que son brillant "collègue" scientifique.

Mais hélas, j entendais moins bien le Pr Picq, une sommité mondiale, élève d Yves Coppens (appareil à bout? mauvaise utilisation du micro?); de plus accueil à  l entree des locaux à  la limite du désagréable (eh oui ma chère dame tout se perd de nos jours;  et en voilà une "mutation", Monsieur le Professeur!

Le débat s'engagea avec retard mais la petite salle était comble. Modérateur: un membre éminent de la gldf; dans la salle, d ancien dirigeants de la même obédience.

Et c est parti à vive allure: Picq est un être exceptionnel; c est déjà un beau "specimen" d évolution réussie. L'impression que son cerveau fonctionne plus vite, plus intensément, que celui du Sapens Sapiens ordinaire que je suis. Fils de gens modestes, il fit des études médiocres mais très vite il se passionna pour l Homme des origines et sa parenté très forte avec les primates.

O surprise, tout son propos a tourné surtout autour de l informatique, de l économie numérique, de la Silicon Valley; pour lui l Homme actuel est dans une phase de radicale mutation. Visiblement la technologie, il aime. Et de nous rappeler la victoire des super-ordinateurs sur l homme aux échecs et au jeu de go (jeu réputé le plus difficile de tous; mon initiateur en informatique adorait ce jeu). Pour Picq, 2007 a été un tournant avec Apple. Bientôt, le smartphone (sorte de prothèse surpuissante que lui admire, pas moi) n' aura plus besoin d applications; tout sera dedans.
Il a tout dans la tête cet homme-là: dates, histoire, économie, philosophie, développments des mathématiques, que sais-je. Un technophile enthousiaste...qui atout lu, rencontré tous le monde; un Jacques Attali lorsqu il était jeune; maintenant l âge aidant, Attali enonce des banalites se répète et son ego enfle...

J ai été intéressé par sa vision des types d intelligence, chez l Homme et chez les animaux; chaque espèce animal a son intelligence (peut-être mais  il me semble que c est davantage une question de mots) et par son insistance sur l Homme comme écosystème à lui tout seul avec toutes les "espèces" qu il héberge dans le fameux microbiote. Mais surtout, l Homme né en Afrique partage avec les gorilles, les chimpanzés et les bonobos l essentiel de ce qui faisait autrefois sa différence. Je serais d'accord avec sa tentative d évcuer l anthropocentrisme des classements à la Darwin; l homme n est pas "spécial", il a pour lui sa faculté de s interroger sur lui-même et de se poser la question de la défintion de l Humain.

Mais voilà il y a cette informatique qui révolutionne notre condition. Robots à l horizon et partage en vue de nos existences avec de nouveaux étants comme dirait Heidegger,; je rappelle que cet immense penseur du 20me siècle était terorisé par l impact, déjà, de la Technique qui pour lui était source d aliénation.

On a donné la citoyenneté au robot Sofia (la Sagesse en grec) à un robot en Arabie Saoudite et de nouveaux textes de loi élaborent des droits pour ces anthropoïdes d un nouveau genre...

Le médecin devait intervenir par après. Discours un peu terne, presque décevant par rapport à l enthousiasme de Picq. Mais discours de sagesse consacré au post-humanisme et à son objectif l immortalité, ce dont les frères Bogdanov rêvent. L'Homme-Dieu, quoi? On a plus besoin de de lui; que Diable?

Position classiquement (et pour moi "classique" çà a encore du sens) humaniste ( comme le qualificatif paraît démodé, signe de ces temps de barabarie: les exemples sont là: attentat de Lyon, incendie géant je ne sais plus où, sans compter M.Picq, les dégâts causés par votre chère informatique en termes de dévastation de la planète) . Il ne veut pas de ce post-humanisme des ingénieurs de Silicon Valley, ce médecin modeste (mais peut-être aussi brillant mais de l intérieur)

Position mesurée, celle du "sage" versus celle de son partenaire enflammé...Non, les médecins ne seront pas remplacés par des robots (la médecine fait des pas de géant et le malheureux généraliste ne peut plus tout connaître) mais en amont et en aval le médecin sera toujours présent. je rappelle que ma thérapeute qui fut et scientifique et littéraire se refuse à utiliser l ordinateur.

Les questions de la salle exprimaient l inquiétude voire l angoisse: et les émotions et l éthique et l humain dans tout cela?

J ajouterai un oubli de taille de M. Picq. Qu en est-il, cher Professeur de l augmentation explosive des laissés pour compte de ce "progrès" avec l uberisation et le développment de l économie de plateforme qui met à la rue des millions de personnes (hier c était le nième jour des GJ; j'ai vompté 5 ou 6 quémandeurs dans le métro; de plus en plus)? Sans compter un faune nouvelle (jeunes avinés, drogués, les deux, accompagnés de molosses) qui s est installée tout près de mon métro: victimes de ce progrès qui rend lyrique l idolâtre de la déesse Technique...?

Mais en habile tacticien Picq a, me semble-t-il, mis une sourdine à sa foi dans les petites machines. Non, l homme sera toujours aux commandes. Ouf! merci Professeur...Je ne voudrais pas connaître ce "cauchemar climatisé" (Norman Mailer) et j en ressens les premier signes maintenant dans un monde farcturé, difficile, compliqué, dérégulé, désenchnaté, espionné de plsu en plus, exploité par les firmes géantes qui ne font rien pour changer, une dictature "molle" qui fait peser sur nos existences la menace dont Orwell avait le pressentiment. Orwll est de toutes façons dépassé...

Franchement sera-t-il agréable dêtre biberonné, torché, habillé, écouté par ne machine. Que fera-t-elle, cette machine le jour de notre mort? Ah oui elle récitera le Kaddish ou le De profundis de sa belle voix programmé par d autres.

C est parti au Japon déjà, suite au vieillissement accéléré de la population.

Les plus grandes entreprises côtées en Bourse sont des entreprises numériques:4  aux usa,3 en Chine...

Et on revient à ma désespérance actuelle: je crois fortement que l actuelle instabilité des relations humaines est très liée au monde de machines qui nous entoure et "nous" passionne comme M. Picq...au point de choisir la machine contre l homme ou l homme chosifié, celui qu on jette en attendant de le vendre d après sa cote au Nasdaq de New York. Un vieux, çà a pas la cote. Justement... comme moi! Et çà baisse constamment. Valeur à se défaire de toute urgence. Conseillé par les traders survoltés en ce moment: un jeune start-uper, "au haut potentilel" sans affect, rapide en calcul et habile en sourire commercial.

Mais j ai déjà souvent parlé de ce monde fou qui nous environne.

Il y eut un moment qui a fait l unanimité dans la salle; le modérateur a parlé de ce type de gouvernant qui émerge dans nos sociétés: un homme jeune, complètement dénué d empathie, technocrate en diable, amoureux des marchés dérégulés et de la "démocratie" (laquelle, celle du renard libre dans un poulailler libre?) etc.

Immense éclat de rire de la salle, libérateur et complice.

Au fait c est jour de vote en France.

Pour qui voterez-vous?

J ai été convaincu par mon frère; j irai voter (je ne comptais pas le faire d abord dégoûté par la "politique"), sans doute pour le parti animaliste.

Tout (ou à peu près tout) sauf le cauchemar bine réel incarné celui qui est aux manettes de ce malheureux pays, profondément fracturé et vivement engagé sur la du sous-développement et de la surveillance renforcée.

Hitler avait je le rappelle dès son accession au pouvoir renforcé ceux de la SS. Son mot d ordre: plus d intimité, nous y sommes grâce aux machines que vous aimez tant, M. Picq et à ses servants bien conditionnés... 

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25 mai 2019

Mon rapport au passé

Avant toute chose, je tiens à remercier mes deux amis virtuels qui m'aident, chacun avec ses moyens propres et les deux avec une authentique sympathie.

En effet, c est un moment très dur pour moi, je pense, sans exagérer aucunement qu'il est l un des deux ou trois les plus difficiles que j ai eu à vivre...

A ce propos, "rencontre" téléphonique avec mon frère suite à la réception de papiers sous l 'enveloppe du "Clos des Meuniers" où ma pauvre mère est installée en banlieue parisienne. Je pense au pire (c'est moi, çà!); j ouvre fébrilement les deux documents à en-tête de l'administration des Impôts et de la Mairie de Paris; je parcours trop vite ces papiers et me dis: "de toutes façons ce doit être des augmentations de prix". Téléphone à mon frère, étonné de recevoir des papiers alors que lui gère. Il s'avère que  la petite allocation que reçoit ma mère est une peu augmentée, élections obligent; l autre document étant à joindre à la déclaration de revenus. J'ai une longue conversation avec mon frère: noter que c est toujours moi qui initie un entretien téléphonique, jamais, jamais lui. Certes il doit avoir ses soucis, qui n en a mais je suis son unique frère, etc, on connaît ici ma chanson..

 

Il m a dit être inquiet pour le financement de l hébergement de notre mère, la réserve dans laquelle il puise étant épuisée et les locataires de son bel appartement du 15me ayant des retards de paiement. Du coup, il me demande de verser 100 € en plus et lui idem...Je reprends ma double proposition, déjà faite: 1) transférer ma mère dans un autre EHPAD, en lointaine région parisienne; au grand jamais, répond-il, "ils" la tueront par vengeance (elle est si fragile); je suis sensible à l'agument, on sait la condition des personnes de très grand âge, ici. 2) l'aider dans la gestion plus difficile qu avant des affaires de notre mère (qu est-ce qui devient facile de nos jours?). Niet.

Puis on aborde d autres sujets, la politique; nous partageons une tenace détestation de la sinistre équipe au pouvoir et de son chef muré dans un égo de béton; il m'a conseillé de voter pour faire oeuvre de "salubrité publique". Je pense voter pour le parti animaliste.
Puis çà dérive vers la situation existentielle très tendue de votre serviteur; mon frère me parle de médicaments à prendre en plus grande quantité (est-il devenu médecin?); mais une fois de plus il ne me comprend pas; limites de la communication: autant nous avons un goût commun pour les sujets de société, autant pour lui je suis un reste un être indéchiffrable, un EMNI (un objet marchant non identifié) la réciproque est sans doute vraie.

Puis j ai réfléchi un peu sur la valorisation chez moi du passé surtout dans les périodes de très grand désarroi.

Je me suisw remémoré des moments paisibles, par exemple le séjour à Chamonix avec un couple ami, lui ex-collègue, prof de lettres classiques et, elle, originaire du Maroc, une "expatriée" comme moi, son Maroc adoré qu'elle évouait sns cesse, son Casa, sa belle piscine...J ai une bel album un certain Jean-Louis Cohen, architecte et historien sur cette ville; magnifique en effet (et sur...New-York).

Cela me fait du bien, ce calme d alors, la coexistence harmonieuse avec ce couple, l aménagement de plages de solitude pour les deux parties, le bel hôtel donnant sur les sommets alpins, les jeux de la lumière vers le soir, passant du rouge, au rose, au vermeil et la brusque extinction des couleurs, plongeant la chaîne des Alpes dans la une demi-obscurité "sale".

Je me susi interrogé: pourquoi chez moi cette valorisation du passé.

Bien, j'ai d'abord remarqué que la remémoration était, c est clair une fuite hors du présent trop dur; autre temps, autre air, autre milieu (ainsi de cette bella Italia d hier). Mais les choses sont toujours plus compliquées. Et voici ce à quoi ma réflexion ma conduit: le passé est chez moi un "remède" aux bleus de mon âme même si ce passé était disons neutre. Alors quoi? Je crois avoir trouvé la réponse. Le passé a été d'abord un présent vécu au présent (il sera avec le passage du temps le passé de même que le présent, celui de la frappe sur le clavier du passé et ainsi de suite) et de fait il pouvait être sans intérêt comme présent mais la mémoire en subtile metteur en scène du Temps va lui donner une coloration, va le réaménager (comme le confirment les études scientifiques la mémoire reconstruit constamment; elle n est pas un disque dur, le bien nommé) et le passé, présentifié devient une aide face au présent difficile;

Mon labum de photos est pour moi un album mental, virtuel et un jeu sur le passé.

Le passé est revécu à partir de l actuel, un peu comme on se retourne vers l arrière; lorsque je revenais en train de Chamonix je me souviens; à un point précis du trajet assez brutalement, la neige des sommets disparaissait;  c en étéit fini du sublime de la nature. Plus de poésie. On était déjà à Paris... Et ce geste de ma part, je me retournais une ultime fois pour encore un peu apercevoir les splendeurs de la chaîne des Alpes.

J ai pensé de manière plus générale qu on pouvait catégoriser les êtres: êtres portés sur le passé, "les passéistes", sur le "présent", les pérsentistes et vers le futur, "les futuristes".
Je ne porte aucun jugement de valeur mais cette distinction en vaut une autre et peut rendre compte partiellement des difficultés inhérentes à l échange interpersonnel.

Lamartine était un admirable "passéiste"; j'ai relu ce petit chef-d'oeuvre "le lac", on comprendra.  Kessel un présentiste de même que tous les hommes et femmes d action: hommes d affaires, explorateurs, etc. Et Jules Verne un "futuriste". Peut-être les humains à la personnalité la plus riche sont-ils capables de jouer avec les trois axes du temps? Proust par exemple même si sa "recherche du temps perdu" se présente comme une quête éperdue de sa jeunesse. Contemplant un tableau il était bien présent au présent mais en virtuose de l imaginaire je crois qu il savait donner au temps toute son épaisseur et l enrichir de l avenir. Tout artiste à mon avis ressent  à partir de très minces indices de petits signes du futur...

Et voilà "pourquoi votre fille est malade", euh...pourquoi j aime me blottir dans mon passé...

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24 mai 2019

Le Temps qui reste

Un peu de baume au coeur ce matin, alors que ce long tunnel de l abandon, de la solitude semble interminable.


Lâchage du jeune homme à qui j ai tant donné (la thérapeute me dit qu il ne va pas bien; et moi alors?), pas de nouvelles de ma meilleure amie Céicile, pas un sms - 2 mots! - de mon frère, rien ni personne...
Quelle triste fin que la mienne, comme une boucle qui se referme comme elle a commencé. Que je comprends Schopenhauer (au top ten des philosophes que je cite et pour cause: la vie est un malheur pour ce très grand penseur qui préférait ses caniches aux hommes).


Je n étais donc pas d humeur à fêter quoi que ce soit hier soir, alors que je devais me rendre à une célébration de la loge avec nomination du nouveau "dirigeant" que j apprécie...Le champagne a coulé à flots...sans moi...
Mais petite note positive quelqu'un qui "m aime bien", d'icelle, m a excusé gentiment en acceptant mon motif, à savoir mon travail alors que les examens sont en vue...

J étais mal, très mal hier matin (malgré  le soleil) et je me suis à chantonner "Una lacrima sul viso"; on sait du moins ceux qui me suivent combien jaime l Italie. Je me fredonnais la canzonetta dégoulinant de sentimentalité, mais très populaire un temps dans la péninsule et cette larme sur le visage c était la mienne et en même temps elle disait la perte, le soleil de Rome, les couleurs de la ville, les scooters Lambretta et  Vespa, la Via Veneto et sa classe, la Villa Borghese, les fontaines de Rome, c est mon enfance, c est ma jeunesse... c est un peu de ce petit bonheur qui me manque tant...
Ah! J y pense aussi; j avais bu, lors de ce séjour, du...Lacrima Christi avec les jeunes du groupe sous le soleil éclatant de la Méditerranée, "ma" Méditerranée, ma "mère" comme dit si joliment Dominique Fernandez...Spécialiste et amoureux fou d Italie comme notre grand Stendhal...

Je me suis payé un restau pas mal mais moins que la fois dernière et acheté deux bouquins mais le bouquiniste liquide: mais, Bon Dieu, qu est-ce qui dure aujourd'hui?

Pourquoi les humains se font-ils du mal? La vie en soi n est-elle pas en elle-même suffisamment dure , hein Arthur (Schopenhauer)?

On voit que la tristesse qui m'étreint me fait parler, parler; serais-je un peu italien...Par la parole..."Parole, parole" chantait l italienne d Egypte morte dans la plus profonde solitude. Pauvre Dalida, tu m'as tant apporté sans le savoir!

Je débutais par ce baume au coeur donc. Pic des visiteurs,inattendu de mon billet sur Duras; elle ne devait pas digérer trop longtemps ses ruptures,elle, plus dans l action (un de perdu dix de retrouvés...Pas moi, Marguerite, pas moi. Je suis "secondaire" comme Rousseau,; secondaire celui qui est fortment marqué par le passé, selon la caractérologie de Le Senne et Berger, passée de mode (Pourquoi?)

Le temps que reste; mon aimable correspondante, qui me supporte (comment fait-elle?) m a envoyé de joiles photos du passé familial. Mais çà m interroge...La photo est pour moi un objet très ambigu; comme tout le monde (les gens de mon âge) j ai un album de photos. Moi enfant, seul (la solitude...) moi avec mes parents, mon petit frère, avenue de Paris, sur la terrasse de notre immeuble, à la plage.

Je l ouvre très rarement, cet album.
J ai dans ma mémoire ces images que je convoque tiens comme celles de l enchantement italien; vous pensez, mon premier voyage sans mes parents , à 18 ans. Colisée, ronde des scooters autour du Colisée, films-peplum, élégance instinctive de ce peuple. Oui, je crois que je préfère feuilleter l album de ma mémoire un peu pour se surimposer à un présent idevenu invivablen.
Le temps qui reste au sens de demeure; celui dont on dit qu il ne passe pas; c est bien ma veine; champion toutes catégories des ruptures alors que je m' attache aux êtres...
Et celui qui me reste à vivre...

La vie est un enfer, Dante l a su et "vu", cet enfer dans sa "Divine Comédie". Le grand Italien de même que Leopardi devait être d'humeur bien sombre.

L Italie est pour moi comme un contrepoint heureux à ma propension sans cesse ranimée à la mélancolie. Mais je sais que cette Italie-là est aussi un mensaonge, un mythe personnel.

Il y a deux Italies, celle, riche et dynamique du Nord et celle du Sud, misérable et presque repoussante; j ai déjà dit que lors de mon dernier voyage dans la Ville Eternelle ,j ai scruté les gens dans le métro de Rome: pas spécialement gais! On euet circuler parmi les chef d oeuvre et ne rien voir...

Ce peuple est sans doute comme tous les autres; on le dit apte au bonheur. Le soleil sans doute, la mer, le goût des amitiés chaleureuses. Mais ne parle-t-on pas aussi de la commedia? ces italiens qui ont fui très tôt la misère en s installant en France, en Suisse, et en Amérique du Nord, çà n est pas que les belles stars de son exceptionnel cinéma, c est aussi la corruption, le fascisme et son cortège d horreurs, la mafia.

A New York, les chefs de cette maffia étaient (et sont?) d origine sicilienne, irlandaise, et...juive; mon ami avocat qui a un diplôme de criminologie m a appris que ces juifs n hésitaient pas, eux aussi, à tirer...Mais pas question le jour du shabbat non mais! (Cf Wikipédia sur les gangsters juifs; çà vaut le détour: Meyer Lanski, Mickey Cohen, Bugsy Siegel. Soyons honnêtes: des mafias il y en a partout, de la France à la Chine, d Israel à au Japon et j en passe...pas mal)

 

L Homme porte en lui la forme entière de l humaine condition (Michel Eyquem, seigneur de Montaigne)

 

 

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23 mai 2019

"Souffrir" dit-il

Oui un titre à la Marguerite Duras, cette grande dame que j appréciais tant...
La Marguerite (avec l'autre l académicienne qui a achevé son existence terrestre dans le Maine aux usa). Que j'aime son écriture serrée, nerveuse, haletante, précise, passionnée.

Et que j aimais sa personne: un bout de femme, au regard pétillant d intelligence, comme sur un constant qui-vive, militante-née, artiste polyvalente, amie des plus grands (ce qui se ressemble s assemble dit-on): son compagnon, Robert Antelme, rescapé des camps, Mitterrand, Depardieu, Barthes, Jeanne Moreau, Alain Resnais et tant d'autres.
Duras c est pour moi aussi la "Dame de Trouville",  installée dans le palace des Roches Noires devant ses baies vitrées à écrire, à penser, à songer, avec les installations portuaires du Havre-Antifer à l horizon, là-bas sur la droite...
La profonde humanité (je pense qu elle n aurait pas aimé ce mot; trop vieux, trop guindé) de cette dame la faisait décrire avec une minutie qui signe les écrivains-nés ces vieilles personnes parlant yiddish; je ne les ai jamais rencontrées, mais qu'importe
? Un écrivain, çà invente aussi et çà joue avec la réalité, pour son plaisir et le nôtre.

De cure de désintoxication en cure de désintoxication, elle s était amourachée d un  tout jeune homme, un homosexuel, lui-même  un peu voyou, un peu drogué. Un grand écrivain, çà a des droits pour tout ce qu il nous fait cadeau de sa vie, de son oeuvre, de son rêve qui devient celui des autres...

Ce rêve qu'il se nomme indo-Chine (un lycée porte amintenant son nom à Ho-Chi-Minh-Ville), Trouville (j y ai vécu de longs moments dans le pied-à-terre de mes parents, hélas vendu depuis), India Song (ah! l Inde...), Libé , celui "d'avant" où dans un article vibrant Duras prenait parti dans l affaire Gregory. Je ne sais pas trop quel parti...Mais qu importe, cette fougue, cette intensité, c était Duras singulière, emportée, que j imagine écrire comme la tempête, à la vitesse de l éclair, à la mesure-démesure de sa nature

Je l ai perdue, celle-là,pas tout-à-fait. Alain Vircondelet a écrit sur elle, pour elle, un ouvrage que j avais lu d une traite. Cet auteur s était laissé emporter par la furie durrassienne; elle est contagieuse, cette petite femme. Il était devenu son écrasant modèle. Trop forte Duras! On te jette ou on t'adore.

Ah! j oubliais mon sujet-titre. 

La force retombe et le prosaïque revient...Et le ronron de l'ordinaire...

La souffrance, Duras l a vécue, dans sa chair. Elle était (comme) la vie, bourrée de contardictions, ambiguë sous l Occupation puis philosémite, se choisissant un homme puis un autre selon son désir du moment.
Souvent injuste dans ses jugements mais militante acharnée pour les droits des femmes.

Vivre, vivre intensément, au risque de se perdre, de tout perdre.

C est la leçon que cette femme d exception me laisse. Et si la souffrance d exister était au même moment l intensité d exister.

Ma thérapeute hier (pas n importe qui, cette femme non plus) me rappelait: "si vous souffrez tant c est que vous allez mieux". A méditer!

Lui faisant écho, Midal qui je crois s y connait en souffrance: "ne croyez pas que la méditation vous rendra zen, non...Elle vous fera peut-être davantage souffrir".

Mais vous serez (plus) vivant... 

C est ce que je vous souhaite, ami(e)s visiteurs...

 

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22 mai 2019

Nikki Lauda

Comme tout le monde j ai appris la disparition du champion de course auto autrichien Niki Lauda (né à Vienne et mort à Zurich). A priori, quoi de commun entre ce très grand sportif, cet homme courageux et collectionneur de trophées...et moi qui ai peur de mon ombre?

Rien du moins apparemment. Mais les choses ne sont jamais aussi siples qu on le croit.

Parmi les multiples jobs de ma vie, j ai effectué une assez longue mission de recherche à Linas-Montlhéry, près de Paris. Haut lieu de l 'auto, avec son anneau de vitesse impressionnant ( j ai moi-même eu entre les mains une DS à injection électronique, pratiquement un prototype, une merveille; on croyait rouler sur un tapis de velours...), pas précisément pour les poules mouillées et le siège à l'époque de la Prévention Routière et de l ONSER, organisme de recherche et d études où j ai pu exercer mes talents. 

J'y ai côtoyé des chercheurs de talent, une sommité en neurologie, des fous de vitesse, des techniciens experts, un jeune étudiant venu d Allemagne pour son stage et j ai respiré cet "air de la recherche", exaltant et maniaque (je précise que j ai occupé deux autres postes de responsabilité dans la recherche, en gérontologie et en études de motivation; dans ce dernier cas j ai dirigé une quinzaine d enquêteurs, sous la direction de deux profs de fac). Mon rôle consistait à mener en équipe une recherche sur la fatigue des chauffeur de poids lourds sur autoroute pour in fine proposer des améliorations validées. Ce afin d éviter les accidents pouvant entraîner la mort. J ai également côtoyé des routiers, des "mecs" durs à l ouvrage... La charge de travail était souvent telle que ces malheureux étaient victimes d hallucinations sur autoroute: ils voyaient passer des troupeaux de brebis!
Je me souviens; le car qui m amenait de Paris, au début avant que je m achète une Renault passait devant le magasin de voitures d'Henri Pescarolo, lui-même coureur automobile...

J ai pu être initié à la conduite automobile dans le saint des saints. J ai obtenu mon permis vers 26 ans. Mais et c est une autre histoire et c est aussi mon histoire, si je me suis acheté une petite 4L, robuste véhicule mais trop rustique dont j ai bien profité avec mes parents (nombreuses escapades en Normandie et Ile de France) par la suite je devais éprouver de fortes crises de panique et j ai du me séparer de ma voiture.

 

Niki Lauda donc...

Cet homme a été à deux doigts de mourir dans l incendie de son véhicule au Grand Prix d Allemagne en 1976 sur le célébrissime circuit du Nürburgring. Il est resté un long moment dans son véhicule en flammes. Il devait reprendre le volant six semaines après le drame.

Il est resté défiguré toute sa vie, le masque figé comme une momie egyptienne, une oreille en moins, sans cheveux ni sourcils, refusant la chirurgie esthétique...Grandeur de cet homme du défi...

Il a fondé par la suite sa propre entrprise.

Ce qui me rattache à cet homme si éloigné de mon horizon? L Allemagne et l Autriche, deux pays que je pense bien connaître, ma relation très ambivalente à la voiture et à la vitesse, les souvenirs du microcosme de la compétition automobile...


Les héros ne meurent jamais et j ai besoin d admirer...

 

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21 mai 2019

Comment ne pas devenir fou?

Ce qui se passe en France est proprement hallucinant. Je laisserai de côté mes problèmes personnels dont je traite souvent, lourds et multiples, avec un "lâchage de lâche", soi-diasnt ami, survenu au plus mauvais moment.

J'ai abandonné le visionnage de la télé parce que le baratin, le jeu des égos des présentateurs (au fait pourquoi ne pas se faire acteurs?), le bidonnage des sondages, la pression des groupes financiers, patrons des chaînes, me lassent indifférent sans compter que voilà, la télé au plan technique, ne marche plus très bien. Technique encore, toujours...

Mais on a changé d ère, j oubliais, il n empêche que je suis informé (quoi que vous fassiez, en cette époque sinistre l information vous poursuit) par le canal du smartphone (qui lui-même alors que je l ai acheté il y a 6 mois environ  dysfonctionne ...).

Et voici un florilège de ce qui se passe en France: une femme jette son chien d un étage élevé; des tentes brûlent en série, un ado poignarde son camarade, des clandestins pénètrent en force à Roissy, le principal aéroport de Paris; je laisse de côté la vie politique sans interêt aucun: d un côté le macronisme honni qui poursuit la route du désastre national et le nationalisme irréaliste de l autre.

Comment ne pas devenir fou? 

Qu'est-ce qui se passe dans la tête des gens? Un début de réponse  "raisonnable"m a été donné par un psychiatre médiatique, le Dr Zaguri, spécialiste des tueurs en série (un programme). Il y a en France des malades mentaux graves en liberté (la régression tous azimuts se poursuit, parallèlement à l'enrichissement dément de quelques-uns) faute de structures adaptées. Interview dans le dernier numéro de "Books", lui-même en difficulté malgré sa très grande qualité...

Mais même, psychiatre ou pas (j étais au courant de l état de la médecine en France et de la psychiatrie en particulier; pensez que ce pays était une des grandes nations aussi dans ces domaines!) je sens que quelque chose ne tourne pas rond.
Je me torturais la cervelle hier au retour de ce cours mené à très grande allure chez mon élève de seconde (là aussi pourquoi cette vitesse?). 
Qu est-ce qui se passe; certes je parle de folie mais j ai beaucoup réfléchi; à mon avis, ce qui se passe en France va au delà du concept de folie qui présuppose celui de "normalité". Comme le pôle positif implique l'existence de son opposé.

C est beaucoup plus grave: le mot "folie" a une histoire; on peut le définir, on en a en tête le sens.

Ce que je ressens est très différent; une image alors m a traversé la tête comme si les mots et les concepts ne fonctionnaient plus, plus comme avant.

Je m imaginais en discuter avec mon frère (oui je n ai plus d interlocuteurs hélas en ce moment): "imagine que tu te réveilles; tu constates alors que tu es sous une tente vêtu d une redingote, une chouette est penchée sur ton épaule droite, et levant les yeux c est le plafond de l Opéra que tu vois, et un cri strident te parvient d sous le tapis...3

J arrête là; j espère qu on aura compris; l iamge est venu à mon secours pour dire l indicible, le radicalement différent, le tout-autre, c est-à-dire en termes philosophiques, ce qui qulaifie, au delà de l opposé du même, "çà" orphelin de mots et de concepts, cette Chose, Das Ding, ce tout-autre qu aucune langue humaine ni artificielle ne saurait exprimer.
Si j ai pu partager un peu de mon ressenti je serais un peu satisfait.

Cà ne tourne plus rond en France parce que çà ne tourne plus et je ne sais pas dire le "mouvement" qui est à la place.

 

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20 mai 2019

Pourquoi la rupture?

Il y a très peu d'avantages au fait de vieillir et je n invente pas la poudre en disant cela. Je traverse une période exceptionnellement difficile depuis un mois, un mois et demi. Au point que, passant devant une boutique d objets funéraires près de chez moi, je me dis: "peut-être tous ces évènements malheureux me font-ils signe: "J L, il est temps que tu débarrasses le plancher; place aux jeunes!"
Je ne dois pas avoir le bon karma comme disent les asiatiques, ou la déesse Fortune ne m aime-t-elle pas trop (et dire que ma mère a été nommée Fortunée par sa propre maman pour avoir échappé à la terrible grippe espagnole qui a fait des millions de victimes en Europe!)?


Dans un contexte chrétien on verrait tous les coups du sort comme un signe divin au front des élus de Dieu; bien sûr je pense au Christ (depuis toujours, bien que n étant pas chrétien, je me suis profondément identifié à ce révolutionnaire du Proche-Orient, lui-même issu d'un petit peuple de Judée qui devait lui-même être persécuté toujours et partout et jusqu à présent. Au point que certains théologiens chrétiens ont vu dans le terrible (et exceptionnel) destin de ce "peuple particulier" (Barnett Litvinov) un peuple-Messie...

Clairement, je ne voudrais pas que ce qui précède soit appréhendé comme je ne sais quelle vanité de ma part: je dis ce qui est, je dis ce que je ressens. Ce n est pas à mon âge que je ferai bon marché de la vérité, de la mienne en tous cas.
La dernière épreuve qui ma mis à genoux et je n en avais vraiment pas besoin me donne au moins cette opportunité: réfléchir au nombre record de ruptures dont éa été tissée cette vie rarement "heureuse".

Dois-je de nouveau en attendant dire un grand merci à deux personnes qui me connaissent un peu via ce blog, ma bouée de sauvetage, une dame exceptionnelle (le Ciel ou quoi ne m'est donc pas si hostile?) par ses qualités humaines,  sa finesse, sa grandeur, son expérience de la vie, son ouverture d esprit.
Et le Sage du Canada qui a lui aussi le courage de me suivre; il a en commun avec cette dame de France les épreuves qui ne l ont pas épargné et son humanité me donne les larmes aux yeux.
Merci à lui; chacun à sa manière m apporte autant qu il est possible la preuve que les êtres humains à leur meilleur peuvent s entre-aider plutôt que se combattre encore et toujours. 

Donc les ruptures:

Enclin à l introspection et par "la force des choses", je crois que le thème de la rupture vient scander et donner sa couleur sombre à ma vie...et à ce blog.

Je ne cherche pas à me dédouaner: trop facile, plus maintenant. Je dois aussi battre ma coulpe: certes je suis un homme compliqué, assez rancunier, possessif, mais qui n a pas sa part d ombres; en revanche on peut compter sur ma fiabilité, les trésors d affection que je peux dispenser, ma joie de voir l autre heureux par moi.

Je pense que le lien vient à se dissoudre pour bien des motifs. L autre prend conscience d un aspect de moi qu il n avait pas vu aux premiers temps, au moment de  la "phase euphorique" où tout baigne avec survalorisation du positif et sous-évaluation du négatif; souvent un simple mot, un geste, un regard peut être l élément déclencheur...D une "soudaine" prise de conscience. Mais à mon avis le ver était dans le fruit au départ de la relation.  Je veux dire: le malentendu inaugural.

J ai pensé à l usure dont a parlé Midal; celui-ci  a dit un jour vivre une relation très compliquée avec son compagnon mais voilà c est un homme intelligent et subtil et son compagnon idem, je suppose.
On parle t on doit parler clair et haut quand survient la crise. Il faut parler, me répète à longueur de temps  ma distinguée thérapeute (je lui dois beaucoup; sans elle je me serais laissé mourir; le motif de la  première consultation... une forte déception sentimentale; cette femme passionnée par la médecine est humaine; oui, en notre époque de médecins pressés et surmenés, il faut le dire, elle n a pas voulu d ordinateur. Tout un... programme!).

Parler quand çà ne va pas, parler même si c est difficile, surout si c est diffcile. 

Je pense au couple célèbre Sartre-Beauvoir. Le "deal" avait été précisé dès le départ en gros: liberté de part et d autre mais fidélité. Je suppose que même chez ce couple illustre les moments éprouvants n ont pas manqué. Ne serait-ce que pour des raisons de "désynchronisation"; le temps heureux chez l un est celui de la douleur chez l autre par exemple. Oui mais un peu d ouverture devrait suffire...et  l aménagement d un espace de liberté au moment opportun..

Le couple d amis ou d amants ou d époux c'est comme un attelage, soumis aux aléas de la vie et aux problèmes propres à l un des chevaux, une fois l un une fois l autre...

J ai pensé à l usure; le Temps est maître de nos vies et de la coloartion de nos vies...

Et il y a cette usure du Temps qui est sa "marque de fabrique". D où les indifélités en général cachées de la part d e l un de la part de l autre; enfin (pas enfin mais il faut bien s arrêter dans ce cadre) nous vivons dans une époque de forte concurrence à tous niveaux et de nouveau je montrerai Internet du doigt. Le sites de rencontre vous tendent les bras; on trouvera nécessairement mieux et l occasion fait le larron...

Je résume: idéalisation du partenaire, "contrat" de coexistence trompeur et tronqué, usure du temps, idéologie du système libéral favorisant le darwinisme social féroce de ce temps.
Le choix pour la compétition lui-même est associé au culte du MOI. L autre me sert et dès lors qu il ne me sert plus: OUT.

C est tragique et symptomatique d une époque de "déliaison" (Freud). La déliaison a à voir avec le pulsion de mort qu on a tant critiquée et peu comprise chez le Maître viennois.
Un être aimant aime en l autre ce qu il est et ce qu il est en capacité d être, de devenir pas seul mais avec moi son partenaire. L être aimant regarde dans l aimé un semblable, un ami, à qui on pardonne parce que nous ne sommes pas de héros, l être aimant souhaite le bonheur de l être aimé. L être aimant voit en l autre son potentiel de croissance et en retour l être aimé en fait autant.

Le sujet est immense et difficile; j ai conscience des limites de cette analyse.

Il auat ajouter pour moi ma dilection (qui complique la donne) pour la jeunesse saison de la vie marquée par le changement dans uen époque de changements très rapides, trop me souffle la thérapeute. Je suis un cumulard...

Mais même, je crois qu il y a possibilité d accord si les conditions ci-dessus sont remplies.

Dans cette lourde épreuve (pour moi: d autres s'en battraient l oeil hélas) je me suis accroché à étudier encore plus, à lire encore plus, à comprendre encore plus, à méditer encore plus.

Et je n oublie pas la leçon stoïcienne des Grecs et de Romains leurs admirateurs éperdus.


Je me suis replongé dans la grande "histoire de la philosophie" de la Pléiade. Les pages sur Platon (y a-t-il plus subtil anlyste des choses de la vie?) sont brillantes (Jean Wahl).

L élève de Socrate veut d abord égaler son  Maître bien aimé (1ers dialogues) puis il prend son envol pour se distinguer du Maître, en preanat conscience de sa différence, ce qui est uen autre manière de l aimer (dialogues postérieurs).
Car les vrais maîtres ne créent pas des clones mais des êtres libres de penser para eux-mêmes.

Je terminerai par un autre phare de notre pauvre humanité: Gautama Fils des Sakya, le Prince Siddartha, le Bouddha. 

La vie  est souffrance: la naissance est souffrance, la maladie est souffrance, la vieillesse est souffrance, la mort est souffrance. Et d'ajouter: le lien avec ceuux qu on n aime pas est souffrance, le non-lien avec ceux qu on aime est souffrance.

Mais ce terrible constat s accompagne de sa contrepartie: si la vie est souffrance elle contient en elle-même son antidote.

Je n irai pas plus loin et je renvoie aux bons auteurs.

Une anecdote pour terminer: un des enseignants les plus brillants de l Ecole  de Midal est le plus jeune, un peu plus de 20 ans. 


Il a eu la courage et la simplicité de nous l'apprendre dès son premier cours:" j ai eu une forte déception vers les dix-huit ans et je me suis tourné alors vers la méditation."

A chacun d analyser à sa façon cette "chute". Ce jeune homme illustre à sa manière très prometteuse et la réalité de la souffrance humaine, celle de tous et de chacun et son issue possible...

 

 

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19 mai 2019

Une époque de merde

C'est presque en me faisant violence que je reprends le fil rompu de ce blog que j avais entrepris il y a quatre ans pour...beaucoup de raisons; parce que je désirais me sentir moins seul, moi qui le suis depuis toujours mais avec plus d'acuité à présent dans la dimension subjective de la solitude, parce que je souhaitais m'exprimer et ainsi prendre le relais d une psychothérapie d un quart de siècle, pour écarter la peur de la mort.

Et pour faire face à "une époque de merde"; c est la réponse qu a fait Alain Delon aux journalistes alors qu il recevait au festival de Cannes les palmes d honneur. Je n aime pas particulièrement l acteur-vedette mais je m'incline devant ses prouesses et les souvenirs qu il laisse; magnifique dans "Rocco et ses frères" notamment.

Un acteur qui joue d instinct tel un animal, un fauve je dirais plutôt; il vieillit lui aussi comme moi, comme nous tous. Mais la mort justement ne lui fait pas peur et cela lui ressemble si bien...

 

Une époque de merde; tu ne crois pas si bien dire!

Entre la furie anti-islamique en Inde, pays qui m a tant marqué et jusqu'à présent, la détresse des chrétiens d Irak (émission de F Culture) l'hiver qui s'abat sur la France comme si on n avait pas assez de problèmes déjà, la mascarade politicienne , les mensonges des médias, l'intolérance ici et partout dans le monde. Sinistre régression universelle. Un exemple entre mille: les homosexuels se cachent pour ne pas être agressés; j ai vécu la liesse de 68 et le vent de liberté qui soufflait sur ce pays (en France les agressions anti gays se multiplient) est retombé. Un petit réconfort: le jeune chanteur "transsexuel" Bilal qui reprsenatit la France à Tel Aviv au concours de l Eurovision a perdu mais grand seigneur il a justement dit sa joie d avoir représenté la France, d avoir simplement été admis au concours. Ce garçon est a minima intelligent, à n en point douter.


Dois-je rappeler qu on ne choisit pas d être homo, gay, bi, autiste qu on l est, point...Les crétins qui s attaquent à ces minorités le savent-ils seulement. Au fait pourquoi réclame-t-on de ces minorités de se contraindre, de se faire violence, de se renier alors que les autres, les "normaux" eux peuvent donner libre cours à leur sexualité. Je rappelle que la pulsion sexuelle est un donné biologique et l inhiber est nuisible pour l équilibre.


Platon, Michel-Ange, Léonard de Vinci, Oscar Wilde, Turing, Wittgenstein, Proust l étaient, homosexuels comme Susan Sontag, Violette Leduc, Virginia Woolf, d'autres grandes dames contemporaines dont je tairai le nom par discrétion étaient ou sont "lesbiennes" (de Lesbos, île de Grèce, celle de la grande poétesse Sappho. Il ne s'agit pas pour moi de faire l apologie de ce penchant, non. Mais laissez-les vivre;  que les abrutis qui les attaquent, souvent férocement sachent que c est déjà assez dur d être un marginal en soi...

Je suis de plus rejeté par mon compagnon de voyage à qui j ai tant donné sans compter (moi qui suis plutôt du genre avaricieux) dont j appréciais les petits messages dans la nuit qui me sécurisaient; j envoie tout récemment un sms empreint de gentillesse, d e générosité, d ouverture. Pas de réponse: on progresse: de la réponse sobre à la réponse dure (pourquoi?) à la non-réponse: un chien aurait eu droit à plus d égards.

On se referme de plus en plus: je rappelle que je n aime pas Paris (du moins je ne l aime plus) à cause de la froideur de ses habitants...Sans compter les dyfonctionnements multiples au quotidien eux nouveaux. Libéralisme sauvage oblige.

J'ai évoqué un des signes de ce renfermement; je lisais qu aux Etats-Unis des micro-groupes se créaient (folie des temps: le nombrilisme se porte bien, lui) tels que "l association des lesbiennes afro-américaines de trente à quarante ans" etc...

J avoue que par "effet de halo", j ai même envie de quitter la loge (à la dernière séance deux membres s étaient moqués de moi parce que je n'avais pas fait la réponse attendue. Hier quelqu un "qui m aime bien" (oui je préfère les guillemets) m'a sollicité pour une "promotion" par sms; j ai répondu que apparemment je ne faisais pas l affaire dans mes fonctions alors quel sens une promotion? Il faudrait savoir...

Les gens autour de moi dysfonctionnent: diagnostic de la thérapeute, elle observe autour d elle ce dysfonctionnement. Pas de veine en ce moment: l école de méditation (un des derniers rares plaisirs s est déportée au fin fond du diable; j aimais tant me rendre dans le 14me les dimanches. Non, terminé; où le global s impose au local, les prix flambent à Paris suite à la gentrification; ras le bol de toutes ces publicités qui me proposent un estimation de mon petit appartement...Crever pour crever, autant crever ici...

Epoque de merde, tu las dit bel Alain! Entre le silence de ma copine Cécile, je ne comprends toujours pas (peut-être suis-je bouché?) et l épisode de ces "amis" qui ont passé près d une heure à critiquer mon chez-moi (çà je sais, la plupart des appartements sont de véritables musées à côté du mien et pusi après?) 

Maigres compensations: je multiplie l'acaht de livres comme si j y trouvais la tendresse que je n ai plus...J ai encore ces élèves, certes mutiques ou fébriles mais bon ce contact avec les jeunes a toujours été pour moi une manière de mieux vivre un deuil pesant et ancien... J
Je continue à méditer et je me dis de plus en plus et alors? Et puis les près de 1000 followers sur Linkedln et alors? 
Je ne le dirai jamais assez: cela ne rempalce pas le contact (le mot est assez clair: contact comme toucher comme corps comme proximité). 

Epoque en effet impitoyable, où triomphe les anti-...

 

Platon pensait que le monde avait été créé par un démiurge, pas un dieu, une sorte d ouvrier de ce fait moins parfait. Influences pythgoriciennes voire égyptiennes...Pourquoi pas?

On  comprend cette conception, aujoud'hui plus qu hier!

 

 

 

 

 

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17 mai 2019

Retour et arrêt sur image(s)

Après deux jours d'absence, me voici de retour. merci aux visiteurs de continuer à lire ma prose qui n'a aucune prétention littéraire, je le rappelle. Cette "absence" s'explique par une mauvaise gestion de mon temps, en particulier, réveils tardifs plus quelques bobos que la thérapeute a consiérés sans gravité. Dans ces moments-là se juge la qualité d'un bon médecin: faire la part des choses.

Un petit point me semble s'imposer cependant: j'observe avec satisfaction la fidélité de deux personnes qui ont le courage de me suivre en dépit de la "négativité" générale de ce blog.
Je m'en suis souvent expliqué mais je travaille là-dessus, cette négativité.

De plus depuis environ un mois de nouveaux visiteurs se manifestent au point souvent de bousculer le ratio: fidèles/ nouveaux en faveur des nouveaux. Je ne sais pas pour le moment tirer des conclusions. Quant aux origines nationales desdits visiteurs, j ai compté une quinzaine de pays: France, Etats-Unis, Canada, Arménie, Suisse, Belgique, Espagne, Grande-Bretagne, et d'autres (on m'excusera d'en avoir sans doute oublié).

Est-ce que çà m'a manqué, la rédaction de ce blog: oui... et non. Oui parce que je n'aime pas être bousculé et évacuer de mon emploi du temsp ceci ou cela. Au point que parfois j'ai du laisser tomber la mini-séance de yoga-étirements, jamais la méditation que j ai du abréger: une heure le matin, c est long. Du coup, la méditation se ventile entre le matin et le soir. A ce propos, le soir, la nuit rste un point noir; en ce moment l anxiété se réveille.
Je me souviens d une période très pénible où javais peur de l endormissement, et même en prenant le somnifère je luttais contre ses effets. Curieusement, cette période coïncidait avec la diffusion sur Arte de la série allemande "Heimat", d excellente facture.
Récit portant sur trois générations de villageois, au coeur de l Allemagne, avec comme toile de fond les guerres et l entre-deux guerres. Magnifique prises de vue en noir et blanc, criantes de vérité, pécises jusqu'à l obsession. Avec cette impression presque étrange de réalité plus forte que la réalité. A la Heineke, pour les personnes qui connaissent ce très grand réalisateur autrichien. Je recommande de lui "le ruban blanc"

Heimat conjuguait un certain romantisme propre à l âme allemande que je comprends si bien (j ai déjà dit cette curieuse empathie pour cette culture germanique que j'associe à ma propre nature. Petit détail (qui n en est pas un: le drapeau national e ce pays comporte du noir...t je crois que c est rarissime pour un pavillon national) et un réalisme proche de l hyperréalisme. Les personnages auraient pu être des voisins ou des amis...

Ils ne jouent pas, ils sont devant nous, avec nous, contre nous...

Mon anxiété si bien rendue par le Angst germanique; angst, terme dur, avec le "a" initial et inaugural, comme un cri (d'effroi?). Il me souvient de ces images de documentaires sur la période hitlérienne: cérémonies funèbres à la mémoire de tel "héros" de seconde zone, dans une quasi obscurité éclairée par de grandes torches comme on en voit en Norvège  , le soir à l'entrée des restaurants chics).  Le A comme un cri (de guerre?) est suivi de quatre consonnes dures à l'exception du n plus doux; G, S, T. Comme GeSTapo?
Le poète Paul Celan, survivant de l Holocauste, parlait de ce lait noir, son aliment et de "la Mort, maître de l'Allemagne".

Je me rappelle Ulm, ville de naissance d'Einstein. J en ai visité la magnifique cathédrale, impressionnante par ses dimensions, toute blanche. Il y avait à même le sol une immense couronne funèbre sur le sol blanc et froid et c est encore le noir qui dominait.

Heimat qui signifie maison et a même origine que le "home" anglais comporte les mêmes connotations de chaleur, foyer, intimité, douceur, maternage, familiarité, mais voilà a langue allemande par ses sonorités est plus dure que sa langue-cousine l'anglais.

Le Romantisme allemand est plus âpre, plus mystique, plus sombre, plus ténébreux, que le français. Mais je n en ignore pas les harmoniques ironiques que le Witz exprime; mot d esprit bref. L étrange en est une des polarités: des marionnettes s animent, des spectres surgissent, de la musique s entend, on a de la visite mais de qui?...

Ce Romantisme est hanté par les fantômes, les ruines, le thème du double. Le double  c est moi et ce n est pas moi et la thématique de l'identité ( de "idem" le même) est alors convoquée. Et ici on retrouve la propension à la sp&cuation et à la métaphysique  du génie de ce peuple.

Après tout est-ce hasard si ce pays a donné au monde les plus grands philosophes et les plus garnds mystiques (je pense à Me Eckhart) ainsi que des mathématiciens hantés par l Infini et le Vide, de Leibniz à Cantor?
Von Braun, l inventeur des V2, qui ont détruit une partie de Londres pendant la dernière guerre a été par la suite embauché par la NASA; on dit que c est lui, le père de la conquête spatiale étasunienne...

La Mort donc...

Le Noir, la fascination pour le Mal qu on retrouve dans les films de Murnau, de Fritz Lang (cf "M le maudit") et plus récemment de Fassbinder qui a brûlé sa courte vie en accumulant des films majeurs.

Alors il n est pas étonnant que j ai éprouvé cette peur à la vue de cette série.

Heimat c est le foyer mais à tarvers le prisme de cette grande culture, ce foyer c est la Mort ou le néant.

Néant de Me Eckhart, de Schopenhauer, de Hegel (lutte à mort entre le Maître et l'esclave) Heidegger ( l homme à sa naissance est déjà assez vieux pour mourir) de Wagner, (dans "Tristan et Isolde"  l amour impossible se confand avec la mort) de Hitler.

Comme si la Vie se confondait avec la confrontation avec sa soeur jumelle la Mort.

"Qu ils crèvent tous ces allemands incapables de gagner la guerre" (Hitler avant son suicide)

 

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14 mai 2019

Remerciements et pression

Il me suffit de peu de choses finalement pour être un peu mois englué dans le malaise: deux sms gentils, le retour du soleil avec quand même une bise (en mai!), des élèves qui me font confiance...et l'incroyable succès du billet d'hier.

J observe au passage que ce que l'on écrit comme ce que l'on dit comme ce que l'on fait n'est pas du tout assuré du "succès". On a souvent un résultat imprévu. Et c est tant mieux cela nous sort de nous-mêmes; on est mauvais juge de soi et de ses actes.

Hier un petit (peut-être est-ce cette brièveté qui a pu faire bondir la courbe?) billet sur une anecdote de gosse et le pic est atteint.

Autre sujet de satisfaction pour ce petit moi: les quelque 900 suiveurs sur Linkedln.

Et alors? Très bien on est content mais...Et c est le mais qui fait la différence; cependant, je ne cracherai pas dans la soupe...

 

C'est de cette pression du titre que je voudrais aujourd'hui m'entretenir.

L'occasion m'en est donnée par la petite jeune fille d'hier sur Vanves, banlieue assez "classe" (et déjà çà fait du bien au moral); je la suis assidûment depuis septembre; elle est en seconde dans un école privée (voilà la France dite "républicaine de ce sinistre 21me siècle: à l'américaine, on a les gens aisés d un côté qui vont dans les meilleures écoles et les pauvres de l autre qui vont dans les écoles qui reproduisent la misère sociale). Cette élève s est mise à me tutoyer hier, c est un "bon signe": elle m'apprécie; je ne le prends pas mal..

Paradoxe de la segmentation scolaire, un de plus: les élèves qui demandent du soutien sont déjà assez bons voire bons , sont déjà dans les meilleurs établissements et encore les parents demandent en plus du soutien et votre serviteur en profite, oh très, très modérément...mais en profite, car il a l impression de servir encore. Oui cette société qui pourrit par la tête comme disent les Chinois a au moins cet avantage, très relatif...

La pression donc; cette jeune fille, par ailleurs agréable que j appellerai  Martha, "me met la pression " comme on dit en ce temps de violence anti-humaniste. Sitôt arrivé, alors même que je suis à peine assis, on me tend le devoir du jour. Et hop! au boulot! Il s'agit par définition d un ou de plusieurs textes que je ne connais pas par définition. Je n'ai pas envie de travailler en amont (je pense être déjà pas mal exploité; tout a ses limites). C est parti: je lis le texte de ma plus belle voix et hop! les questions et je dois y répondre presque en temps réel. Il est vrai que ce "pilotage automatique" que je mets alors en route s explique très bien. Depuis 2004 je me livre à cette confrontation avec notre littérature que j ai étudiée étant élève jusqu en hypokhâgne puis en tant que lecteur puis avec d autres élèves et enfin j ai pour moi mes propres écrits...

Les réponses viennent viet et l élève couche par écrit mon discours...
Mais il y a parfois un os; hier ce fut une tirade de Corneille assez compliquée où il était question des Horaces et des Curiaces; Camille reproche à son frère d avoir immolé son amant. J ai du me reprendre car le texte était un peu compliqué. La jeune fille d attendre légèrement impatientée.

Mais ce qui me saisit, c est cette fébrilité de l'élève. qui se traduit par une attente comme on attend que le robot à tout faire d ela cuisine dite "intelligente" se mette en route sans tarder, se manifestant par des mots de clôture qui me signifient d accélérer; toute explication, tout commentaire hors les rails est pris comme une perte de temps.

J ai déjà dit ici que la perte de temps n en est pas une. Le cerveau n est pas une machine à "rendre" mais un organe délicat et complexe qui a besoin de temps. Le crveau fait partie de la nature et la nature obéit au temps, à ses cycles, à ses contraintes.  Devrai-je rappeler que la vitesse de l influx nerveux est limitée? Je crosi savoir que la nature est contrainte par des temps propres; par exemple, le développement embryonnaire est commandé par des gène spacialisés et.

Or justement ce qui caractérise cette époque hystérique c est le non-respect du Temps. Cf  toutes les horreurs de la chimie pour accélérer artificiellement les processus bilogiques ( Descartes si tu savais ce qu on a fait de ton commandement...)

On casse les rythmes naturels et humains. Toujours la Machine comme modèle ultime? L Homme n'est plus à l image et à la semblance de Dieu mais à l image de la Machine.

La pression est partout, à tous niveaux, dans tous les secteurs, à tous les âges. Plus vite, encore plus vite!

J ai lu un article dans "Books" où un spécialiste démontrait que cette vitesse de tout et de rien n avait aucune légitimité...Même économique. Cela relevait de l idéologie; il FAUT aller vite parce qu il le faut...

Il paraît qu on joue la musique dans des tempos plus rapides;

Juqu aux loges maçonnqiues où on est soumis à un train d enfer... comme au travil qu on vient de quitter justement pour se...ressourcer a minima!

Mais tout se paye en cette vie et l hubris ou "démesure" est châtiée par les dieux (cf mon billet sur les grecs et leur terreur de l infini);  se suicideraient-ils de nos jours?): et le cortège de burn-out, dépressions, suicides  et des autismes - mais je dis cela en toute hypothèse - est le signe parmi d autres de l accélération générale.
Deux exemples: le facteur, pardon le préposé au courrier (de fait ce n est jamais la même personne, ô joie!); il distribue  son courrier à vive allure et dehors pousse son chariot comme s il était engagé dans un marathon "postiers".

Le super marché du coin: lorsque je pose mes quelques achats sur le tapis roulant le caissier les retire illico et en deux trois secondes je dois payer (la file derrière s impatiente...) mais gare à tout retard surtout pour les fidèles de la monnaie liquide (on opte de plsu en plus pour le paiement par carte Visa: le ridicule ne tue plus depuis longtemps; les gens payent avec leur carte pour 5 €!).

Cette forte contrainte du temps s exerce sur les enseignants, sur les élèves, et en bout de piste sur les chargés de soutien scolaire.

J ai déjà parlé de la scène hallucinante et cauchemardesque de le jeune mère asiatique qui se livrait devant moi à un véritable harcèlement de sa toute jeune fille, visblement conditionnée comme un chien de Pavlov. Il fallait tel un impératif catégorique kantien que cette enfant ait toujours quelque chose à faire, à boire, à manger, à tripoter, à solutionner, à dire...Pendant la durée du trajet Paris-Cannes soit quelque 5 heures!!!

Pas de temps mort (le mal nommé), pas de temps vide pour rêver, penser, méditer.

La sagesse comme la science vont dans le même sens et le proverbe espagnol "dar tiempo al tiempo" reste valide.

Je reviens à nos origines que nous oublions ...à garnde vitesse. L'école en grec est la skôlê, le lieu de la découverte, du loisir intelligent, de l'exercice naturel de l esprit. Notre école est celle du rendement absurde, usinier,  et aussi de la ségéragation, du tumulte, de l agitation vaine et illusoire, du poductivisme imbécile que Charlot a anticipé dans ses "Temps modernes" qui le rendaient fou....

J ai eu la possibilité étant étudiant de suivre un  stage sous la direction de Bob Wilson; j ai appris par la suite que comme l immense John Cage il s était inspiré du zen...

Il m'a marqué à vie. Par une belle journée dans une école du 7me arrt, nous étions une trentaine; un des exercices consistait à parcourir sur toute sa longueur une salle dans le silence le plus complet et le plus lentement possible.

Le génial auteur du "regard du sourd" lui-même ancien handicapé m a enseigné plus que cent livres et m a ouvert l esprit pour toujours.

Je farppe trop vite sur mon clavier; vite, vite j ai tanr de choses à faire.

Le Temps se venge et la Nature se venge. La Némésis nous attend au coin du bois...

Pensez-y...

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