Choses vues entendues sues

21 octobre 2017

Un cours comme "remède"

Déjà premières vacances scolaires (que le temps passe vite à mesure que nous mêmes passons: un des aspects de cette tragique condition humaine; et sire que pour les bouddhistes c'est une joie que d être né!) et, pour moi, avec l'osiveté (j'ai déjà dit que, vu l envolée des dépenses, je mène une vie monacale) des "revenus" amoindris (qu'on se rassure: je ne roule pas sur l'or; pour donner une idée, alors que les parents déboursent autour de 50 € moi, le prof, toujours à l'heure, toujours présent, toujours disponible, toujours à la merci des changements d'horaires de dernière minute fais pour le mieux pour 15 €).

D'où l heureuse surprise de ce cours en plus puisqu'il a lieu alors que les vacances ont déjà commencé. Cela va m'occuper me permettre d'aérer un peu mon esprit après la séance "dramatique" chez la psy sur mon rapport à l'argent et la surmédicalisation médicale (les médecins ont certes perdu de leur aura: ils sont plus nombreux et, je pense, perdent des clients; j'ai déjà évoqué la question: comment voulez-vous que les gens fréquentent leur médecin comme avant alors que les dépenses explosent et que les dépassements d honoraires se multiplient?).

C'est à se demander: qui tire son épingle du jeu aujourd'hui?

Je l'ignore mais je sais que plus que jamais l'argent va à l'argent et les "gens de peu" (Sansot) se multiplient; au bas mot depuis cinq ans environ les sollicitations de toutes sortes se multiplient.

Ma pauvre mère clouée dans son EPAHD de la banlieue parisienne na pu avoir ma visite hier; j avais l'oeil gauche gonflé et cela m inquiétait. Mon frère (je rappelle que c est tout ce que j'ai de famille) y est allé fidèle au poste...

On vous le dit: "Tout va très bien Madame la marquise" (chanson que devait connaître la grande Danielle Darrieux de la génération de ma mère); je salue cette grande dame...

 

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20 octobre 2017

Perte de l'innocence du monde

Ce qui me frappe de stupeur voire d'effroi face au "spectacle" de ce monde avec le recul de l âge , c est un perte de son innocence, faute d'autre terme qui illustre une impression d ensemble, un vécu plus que le résultat d une enquête (qui souvent du reste n ont guère de valeur; quant aux experts, à mon avis ils se trompent autant que les autres n ayant en vue su une fraction de plus en plus étroite du réel).

Ce qui me fait dire çà? Un ensemble de faits, de comportements, d'attitudes, d'opinions, etc.

Un enfant de 10 ans en sait autant sur la sexualité qu un adulte; la violence s apprend de plus en plus tôt; le cynisme se déploie avec aisance dans tous les milieux; on zappe ses relations et et le sexe omniprésent se substitue à l amour véritable considéré comme vieux jeu; l art qui devrait nous aider à vivre se moque de nous et nous méprise en se désignant comme tel alors que c est devenu de la camelote qui ne nous aide en rien; l'école est un lieu de perdition où on apprend les vices; les gouvernants sont corrompus sur toute la surface de la Terre; on détruit les uns après les autres les écosystèmes; le religion devient la caricature figée d elle-même etc etc etc

Si Dieu exuste pourquoi permet-il cela? Il est vrai qu avec la Shoah on a hélas compris qu il n y a plus personne au bout du fil.

Il me reste le doux personnage du Petit Prince avec des étoiles dans les yeux et la simplicité pure de l'enfance qui s étonne toujours.
Je connais un petit prince que j aime beaucoup; il est plsu âgé certes mais me touche parce qu Internet, cette invention du diable ne l a pas (encore?) pollué.

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19 octobre 2017

Bilan d'un jour ordinaire

Matin chez la thérapeute, la personne qui me connaît le plus au monde au sens quasi scientifique de la connaissance, en dehors de ma mère qui me connaît (ou hélas connaissait vu son Alzheimer) de manière plus intuitive et partiale; mais la séance fut tendue parce que j ai commencé à préciser que je ne portais pas mon aide auditive qui m a coûté très cher est très sophistiquée mais me pose des problèmes autant qu elle en résout. Là dessus la thérapeute me conseille de revoir l ORL, le prothésiste ou un autre ORL, un autre prothésiste et l échange dérive sur l'argent (le rôle qu il a pour moi symbolique et sécurisant) et la surmédicalisation de la société. Vous pensez, un médecin ne va pas soutenir mon point de vue; pour elle, il faudrait consulter très régulièrement généraliste et spécialistes. Alors j ai abordé la question qui fâche, savoir j en ai plus qu assez de tous ces praticiens (on est dans un monde du sauve-qui-peut général) qui ayant sans doute moins de clients (la France s appauvrit) de rattrapent en pratiquant de plus en plus le dépassement d honoraires; eux sont les gagnants et le patient doit débourser et est de plus en plus mal couvert. Un exemple: 60 € la consultation chez un généraliste; le référent conseillé par ma thérapeute (ancien condisciple?). Remboursement du tiers à peu près. Cela ne donne pas envie de courir chez lui. Et tout à l avenant...

 

Qui va payer mes factures, mes charges, mes impôts, mes dépenses courantes qui montent sans cesse lui peut-être?

Pour cette thérapeute, 90% de la séance a été consacrée à la question d el'argent; pour elle, je me prive. Certes , je suis peu dépensier mais les économies, fruit de longues annnées de travail rassurent l homme anxieux que je suis (enfin quelque chose qui ne bouge pas alors que tout flanche en moi et autour de moi; de plus, étant donné l évolution ultra-libérale actuelle, de plus en plus de frais médicaux sont à charge. Qui va les payer? Elle?

Enfin que fait-elle des aléas d une vie difficile, incertaine, imprévisible?

J'ai promis de parler de toutes ces question de gestion à mon frère qui s y entend le mieux non que çà lui plaise mais c est le casting de la minuscule famille qui me reste. Je lui poserai la question:

Touche-t-il à ses économies?
J'en ai plus qu'assez de mettre la main à la poche pour tout et rien alors que ce qui rentre ne bouge pas depuis des années sans nombre.

L après-midi sieste géante (peut-être pour me soustraire à ectte tension de plus...Si une séance dite de "thérapie" devient source de tension où va-t-on?

 

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18 octobre 2017

L'été indien

L'été indien en cette année 2017?

Cela ne me fait ni chaud ni froid c est le cas de le dire dans un pays dévasté par la pauvreté, le malaise social, la corruption, l'égoïsme, traditionnel en France mais encore plus fort maintenant.

On est loin d el'aimable chanson du regretté Jo Dassin, mort si jeune qui a célébré le véritable été indien, celui qui se produit au Nord Est des USA et au Sud Est du Canada.

Alors j'étais sous le charme poétique de la chanson et d ela réalité en effet magnifique qui lui était associée. Dans mes souvenirs il y a eu une seul été indien à Paris où en septembre octobre on a assisté à une nouvelle floraison; mais les temps et le temps changent et moi j'ai changé.

C'est plutôt une sourde inquiétude qui s est emparé de moi face à tant de bouleversements climatiques qui se suivent à un rythme fou à l instar de ce qui se passe dans cette société cruelle.

Je me sens plus fragile, abandonné, angoissé; alors j'étais jeune et mes rêves de jeunesse a posteriori "dorée" se sont évanouis.

Je n ai plus beaucoup de raisons d'espérer; espérer quoi? pour qui? pour quoi?

Je sais qu il faut cultiver l espoir ne serait-ce basiquement parce que je suis en vie et il me reste à me raccrocher à l enseignement de Midal et à la pratique de la méditation.

Je (me) regarde avec effroi dans le miroir grossissant d une société et d un monde à la dérive.

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17 octobre 2017

Catalogne et séparatisme

Je ne connais que très peu l'Espagne; j y suis allé il y a bien longtemps avec mes parents justement à Barcelone et dans le Nord notamment à Gérone. J'ai gardé de Barcelone un assez bon souvenir: ville typiquement "méditerranéenne" vivante, populaire, riche d'édifices imposants. Le barrio chino est resté dans ma mémoire non sous forme d images mais en tant que signifiant.

La Catalogne, connue comme étant une région industrieuse et riche demande son émancipation et ce séparatisme étonne vu de France alors que c est le pays basque espagnol qui a fait la une des médias pendant un très long moment.

Il y a peu on m'a parlé de Barcelone comme d une ville jeune, branchée, pas chère...

Il n empêche que toujours vu d ici cette revendication surprend par sa vigueur et peut inquiéter aussi; imaginez un instant que ce mouvement de sécession inspire d autres séparatismes pour telle ou telle raison. L'Europe va mal, on le sait tous; qu en sera-t-il de celle-ci au cas où le mouvement centrifuge gagnerait du terrain?

Je pense que et çà  n engage que moi que ce séparatisme est à rapprocher de toute cette "dynamique" à l oeuvre partout; j y vois une fois encore une manifestation de repli identitaire, d égoïsme et de frilosité et ce, à toutes les échelles, depuis l individu jusqu'aux Etats.

L'époque est décidément à l instabilité et au bougisme, au chacun pour soi et au protectionnisme.

Je rappelle qu'Eros est le dieu de  l'unité et de l union alors que Thanatos réfère à la dispersion, au morcellement et à la désintégration.


Rappel utile, je crois, qui montre de plus en plus que les pulsions mortifères l emportent partout...

Je pense revenir sur cette tendance masochiste et (auto)destructrice que j observe ces dernières années.


Le grand écrivain Claudio Magris faisait observer récemment que ce qui le frappait de nos jours est la perte du sens de l'avenir...

Encore un vilain signe du doute et de la peur qui s'insinue dans tout l'Occident et peut-être aussi de l Humanité dans son ensemble

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16 octobre 2017

Un dimanche comme les autres?

Je ne sais dire si pour un homme comme moi rongé par cette anxiété colmatée par la chimie et d autres choses quel est le jour de la semaine le plus apaisé. Je sais en tous cas qu un jour bien rempli diminue la charge anxieuse.

Le dimanche? Cela dépend; je fais en sorte de l'occuper en me rendant à l association franco-japonaise proche de chez moi où j'ai l'occasion de retrouver des visages connus et amis et de visionner un des récents films ou dessins animés de Me Okawa, ce médium qui n arrête pas, nous dit-il de recevoir des "messages"; de plus, il dispense une enseignement de la sagesse orientale dont ce monde, particulièrement agité et incertain qui ne peut que nous plonger dans le désarroi, la déprime, l angoisse ou le stress, au choix, a besoin.

Hier très tôt, je me suis rendu à la suite du cours sur le Bouddhisme avec une séance collective de méditation. Une conférencière belge nous a parlé du Bouddha; j' ai été assez déçu car j'ai entendu des redites que je connais sur la vie de ce grand maître plus en phase que jamais avec notre monde désaxé.

J ai posé en fin de session une question sur les dérives d un maître tibétain célèbre, Sogyal Rimpoché et sur la politique intolérante de tel pays bouddhiste; je n ai eu aucune réponse; cette jeune dame aurait pu au moins esquisser des hypothèses à titre personnel comme pour me renvoyer à moi-même pour traiter le problème.

Mais un jeune homme élégant habitué de ces séances m'a répondu en disant que ses deux parents étaient bouddhistes mais que leur pratique était "dure" (?), sans doute voulait-il signifier "austère".

J'en ai conclu que le fait de se dire bouddhiste n était en rien une garantie de vertu.

In fine à travers ma question, je retrouve cette constance qui m'est personnelle, ce côté naïf ou idéaliste. La valeur de telle ou telle voie réside dans ce qu' on en fait, la manière dont on la vit, l engagement qui est le notre.

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15 octobre 2017

Joies de l informatique...

Cette époque décidément a tout pour (me) plaire: je suis assez âgé et on cultive le jeunisme, je suis une exilé et l extrême droite étend sa vilaine tache brune sur tout l occident, je suis un angoissé chronique et je suis condamné à la solitude, j ai une formation littéraire (et en en sciences humaines comme si l humain pouvait être mis en équation...) et la technologie étend son emprise déshumanisante partout et toujours plus, j'aime les échanges sans façon et le formalisme creux (du moins à Paris) le dispute à l indifférence universelle, je crois en l amour à l ancienne et c est le désir sexuel et le zapping relationnel qui en tient lieu, je suis fidèle dans l amitié et nous sommes à l ère de l ami à jeter; je suis extraverti (étant méditerranéen d origine) et on vous fait vite comprendre qu il faut se taire, etc etc etc

Le point culminant de ce divorce d avec le monde terrible et monstrueux qui est le notre est la dictature de la silicon valley (je demande pardon à mes visiteurs et amis américains car j aime leur pays et j'aime leur culture - je porte sur le revers d ema veste une épinglette new york et leur éminent apport au monde; je n oublierai jamais ce que je dois aux courageux soldats us pour nous sauver des griffes mortifères du nazisme) er à celle de l informatique qui solutionne autant qu elle asservit et complique nos vies.

Notre époque est déjà assez difficile avec une crise interminable et une violence qui sévit sur les cinq continents.

J ai du mal à la comprendre cette époque et me sens décalé par rapport à ses brutales évolutions. 

J essaye de suivre mais faut-il suivre tout et n importe quoi? Parfois n est-il pas préférable de dire NON?

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14 octobre 2017

Méditation encore et en corps

Hier soir après une journée que j ai essayé de bien occuper, enfin "bien" cette notion est toute relative et j en ai bien conscience (qu est-ce qu une journée bien occupée pour moi et sur un plan plus général; cela se discute comme tout) je me suis mis à méditer sur le tard.

Et surprise alors que les conditions étaient réunies pour moins sentir le temps d une heure, ce me fut presque un supplice au point que je me suis même demandé si le minuteur était vraiment fiable.

C en était au point que n en pouvant plus (je luttais contre une envie irrésistible d arrêter pour m endurcir, développer ma résistance en cette période si dure) je me suis tourné vers le minuteur et il restait deux à trois bonnes minutes.
Du coup toute ma réflexion est à reprendre...Certes il y avait une légère tension suite à une attente de sms mais là c était excessif, cette perception de longueur.

Pourquoi?
Suite au prochian numéro...

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13 octobre 2017

Spleen et Solitude

Ce sera décidément le problème majeur de l automne de ma vie (un automne introuvable à Paris où le dérèglement climatique se montre toujours plus, ici comme ailleurs, n en déplaise au chef de la 1ère puissance mondiale, puissance (?) qui en souffre comme les autres et peut-être plus).

Comment comprendre qu'un homme comme moi qui a toujours vécu seul ou pratiquement toujours pour des motifs non voulus mais plutôt subis en souffre tellement?

Je crois ayant eu le temps de réfléchir à la question que l environnement dans lequel nous sommes contraints de vivre a son rôle en dehors de thèmes trop délicats pour être abordés hâtivement dans ce cadre.

Ainsi que le dit de manière forte Zygmunt Baumann, nous vivons dans  des sociétés liquides où rien ni personne ne vous attache ou ne vous relie.

Les êtres humains sont infectés par la valeur suprême, le changement, la nouveauté, le renouvellement incessant, le mouvement.

Bien sûr ainsi que le professaient déjà penseurs antiques et modernes, le changement est une clé du monde; certes mais ce qui frappe actuellement c est l emballement qui s empare de  tout, comme un impératif catégorique. A cela deux raisons à mon avis, le commerce, la technologie, le rapport erroné au temps. Ce temps que l'on veut nier, avec lequel nous cherchons stupidement à nous mesurer. L Homme veut se rendre comme maître et possesseur de la nature; il s en fait une ennemi au lieu d un ami; ile veut le nier comme ilnie ses semblables qui ne comptent plus.

J'aime cette belle formule de Madame Chirac alors que les "nouveaux journalistes" s'acharnent à déballer la vie privée de cet homme honorable.

"On ne respecte plus rien ni personne".

Ma solitude est celle de tous et en dehors des conditionnements biographiques il y a ce fait qu internet, cette invention du diable, accentue et promeut, le culte du zapping et la frustration, l ennui et le désinvestissement.

Plus que jamais l identité flottante, floue, incertaine fragile est celle tout à la fois d un monde incertain qui se dérobe à notre entendement, toujours plus.

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12 octobre 2017

Insomnie

Réveil après une nuite totalement blanche, ce qui m'est arrivé une seule fois dans ma vie malgré la prise de l anxiolytique et du somnifère) et un demi-comprimé en sus et la diminution de l intensité du chauffage et le léger relèvement du store.

Cela commence à devenir un vrai problème, cette question du sommeil...

Il est vrai que la veille j vais fait une longue sieste pour me réassurer avant une séance de la société de pensée. Toujours chez moi cet insistante phobie de ne pas gaspiller mon énergie d où ces longues siestes.

C'est un vrai problème parce que je m accoutume à la prise de ces médicaments avec je le crains suppression du sommeil paradoxal qui s'accomagne de rêves dont la science nous dit qu il est très important au point de vue psychobiologique.

Que faire alors? Je dois casser ces habitudes et cette phobie de la fatigue anticipée et bouger davantage; c est plus facile à dire qu à faire.

Je pense consacrer un ou plusieurs blogs à c eproblème du sommeil, du repos et de la "gestion" du repos.

Posté par jeanlouisgil75 à 07:04 - Commentaires [0] - Permalien [#]