Choses vues entendues sues

25 octobre 2020

L'heure d'été et une femme "particulière"

Je me suis réveillé trop tôt, me fondant sur l'heure d'été; mais comme si la vie n'était pas assez compliquée voilà que nous devons passer à l'heure d'hiver; même si le gain est quasi-nul; la psychorigidité n'est pas toujours là où on croit qu'elle est.
Sinon, j'ai "retrouvé" virtuellement par la grâce de LinkedIn une collègue du lycée de Gonesse, agrégée de philosophie, sans doute une des femmes les plus brillantes que j'ai croisées dans ma vie; ancienne élève de l'Ecole Normale Supérieure de Fontenay, c'est une excellente germaniste (très utile si on se spécialise en philosophie), une analysante au long cours, l'auteure d'un ouvrage qu'elle m'a dédicacée sur le temps chez Freud et une collectionneuse de maris (je le dis sans aucune malveillance: que des hommes d'exception: un professeur d'université, un astrophysicien, entre autres).
En outre cette petite femme (ô Duras!) a surmonté un cancer, un coma d'un mois, une hémorragie cérébrale, sans compter des problèmes d'allergie respiratoire. Elle m'a fait l'honneur de lier amitié avec moi; elle souhaitait plus mais je l'ai déçue sur ce plan et je n'y peux rien!.
Elle était connue au lyéce pour ses cours qu'un de ses collègues de philosophie qualifiait de bordéliques.
Je me souveins d'un matin où - innovation notoire - nous avons enseigné ensemble la même classe, moi en sciences médico-sociales et elle en philosophie. En fait, elle s'est contentée de commenter un quotidien allemand!
Mais sans conteste c'est une femme géniale ou proche du génie. Chez elle j'ai observé ce bouillonnement d'iédes, cette créativité hors du commun, cette finesse d'analyse qui signent la génialité; ce genre de femme à faire peur aux hommes. Je me sentais un peu complexé par rapport à elle; un peu stupidement, je tentai de montrer que je la "valais" par mes connaissances en musique...
Au plan physique elle pouvait rebuter avec ses yeux exorbités (problème de thyroïde?), son cou trop épais, sa petite taille.
Il n'empêche: elle a "séduit" des hommes eux-mêmes hors du commun; c'est donc son intelligence qui les a attirés. 
Brune et originaire du Gard, son père était prof de maths et sa mère institutrice; elle a vécu un temps en Tunisie qu'elle n'a pas aimée à cause de l'humidité; elle m'a révélé un jour qu'elle avait du sang gitan dans les veines et qu'elle aurait rêvé être juive (!)...
Point commun avec la grande-petite Marguerite Duras.
Comme disait le défunt "Reader's digest", "l'être le plus extraordinaire que j'ai rencontré".
Un des êtres...

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24 octobre 2020

Qu'est-ce qui compte le plus en cette vie?

Ce qui me frappe en cette époque, c'est la cacophonie des discours, une impression de chaotique, une confusion générale, un bruit au sens de la théorie de l'information.
Le bombardement incessant des informations fait qu'on ne peut plus, qu'on ne sait plus ce qui est est essentiel et ce qui est accessoire. Un seul exemple: ici en France on pouvait avoir, naguère, une idée des orientations poiltiques: gauche-droite et extrêmes; maintenant, tout se brouille; qui est à gauche? qui est à droite? Et qu'est-ce que la gauche? qu'est-ce que la droite?
La confusion, la fatigue, les stress, l'instabilité chronique s'abattent sur nous et ce covid vient encore semer le trouble: d'une part, les sirènes répétées des ambulances nous mettent dans la panique de même que les discours alarmistes des autorités; un philosophe, Comte-Sponville, disait à la radio ce matin que, après tout certains cancers tuent dans leur majorité et ce covid préserve la quasi-totalité des gens. Juste retour au réalisme.
Ce matin après un mauvais sommeil je reprends ce blog parce que çà me fait du bien. Et je me pose cette question: dans ce brouhaha permanent qu'est-ce qui compte vraiment? Le covid aura eu au moins une vertu: nous mettre face à nous-mêmes, à notre responsbilité, à nos options décisives. Alors que je suis au soir de ma vie, plus que jamais la question de pose et je ne puis que me référer au passé puisque c'est par définition le réservoir de l'immense majorité de mes expériences et que je puis en tirer une "expérience".
Et des images de défiler dans mon esprit, eh bien ce sont de petites choses qui m'auront été le plus agréable: jeu partagé avec ce petit frère, aujourd'hui tellement lointain, assisatance à un concert des Jeunesses Musicales de France où au théatre municipal de Tunis; on jouait du J.-S. Bach et je fus fortement ébranlé par le sublime que je découvrai; découverte enchanteresse de ce merveilleux pays les Etats-Unis et cette ville dont j'avais longuement rêvé; fort impact de deux ou trois professeurs à Carnot; participation à des choeurs; amitiés rares mais décisives où je pouvais enfin être moi-même sans les défenses habituelles...
Et ces petits matins froids et ensoleillés à l'une des entrées du jardin du Belvédère avec mon père et ces autres matins où le premier dans la maisonnée je me jetai sur le quotidien glissé sous la porte et cette orgie de lectures. Les livres tôt se sont substitués à des amitiés difficiles suite à ma timidité...Et tous ces films, récompenses du samedi, avec les actualités de Fox Movietone en supplément; à l'époque pas de télé, pas d'internet, pas de réseaux sociaux porteurs de haine.

Et pour autant cela me suffisait amplement.


Pour conclure c'est dans de petites choses que je trouvais et continue à trouver ce qui me rattche à cette vie que je n'ai pas choisie, des raisons de la vivre cette vie, encore.
"Une vie" (comme dit Maupassant) parmi des milliards d'autres où le rêve a beaucoup compté pour moi, ce rêve qui me fait oublier la dureté, l'âpreté, la méchanceté des hommes, l'absence d'amour durable, ma solitude essentielle...

"Dormir, rêver peut-être..." Shakespeare.
Sommeil et rêves guérissent encore les blessures renouvelées, anciennes et nouvelles (mais défintivement il est clair que les nouvelles ne sont que des rééditions des plus anciennes).
"La vida es sueno" disait en écho Calderon. Pour moi oui plus que pour d'autres; c'est peut-être en partie pourquoi je suis encore là...

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22 octobre 2020

On ne saura jamais...

Il faut s'y résoudre; beaucoup de choses dans la vie restent et resteront sans réponse.
Ainsi du départ brusque, imprévu, incompréhensible, non motivé d'un membre de la loge. Je pense qu'une fois pour toutes je dois comprendre que, justement, on ne peut pas tout comprendre. Je sais bien: il y a eu bien des épisodes dans ce feuilleton qui a débuté par l'incident antisémite que j'ai déjà conté il y a plusieurs semaines. Le jeune membre démissionnaire a été mêlé à cette triste affaire; on sait qu'il avait hélas de la sympathie pour l'auteur de ce propos hors de propos.

Mais rien ne laissait prévoir ce geste. D'autant que d'autres que je soupçonne de sympathie pour le visiteur alcoolisé eux sont restés...Ce garçon qui nous a quittés, d'origine italienne et d'extraction modeste, a bien caché son jeu trouble; jusqu'à la fin, il aura caché ce jeu (je): il est demeuré gentil, souriant, aimable. Et la nouvelle est tombée. On se perd en conjectures; d'aucuns pensent à une affaire d'ordre sexuel; il a en effet rejoint une obédience qui est celle du trublion. Y a-t-il quelque chose entre les deux compères? Peut-être mais ce n'est pas sûr. Il semble que la décision a été prise il y a longtemps déjà. Ce matin, j'y pensais encore; après tout à trente ans, on aime changer aussi (les jeunes bougent beaucoup en ce moment); mais en quelques années, çà fait trois obédiences auxquelles il se serait affilié...
Mais trouvera-t-il son bonheur ailleurs; à cet âge on s'adapte vite mais ailleurs il sera en butet à d'autres personnes pas nécessairement agréables non plus...
Dans ma vie, j'ai été confronté à de tels événements très complexes où plusieurs déterminants s'entremêlent, où souvent les faits les plus décisifs se passent en coulisse, où des acteurs cachés jouent de leur influence et où il convient de se résigner à l'ignorance. 
L'Histoire humaine, après tout, est sans cesse, reprise et révisée; sur tel personange illustre, on découvre des documents ouvrant des portes qui renouvellent les perspectives.
Dans le fond cette petite affaire doit pour moi être une leçon d'humilité et si possible de sagesse; au fond que sait-on des gens, même des proches, même des ami(e)s?

Qui sait la part de mensonge, d'hypocrisie, d'intérêt, de mesquineries, de non-dit qui se trame derrière le miroitement des apparences souvent trompeuses?
Et du reste les sages nous rappellent constamment que le social compte certes; que serions-nous sans le concours de milliers de personnes grâce à qui nous mangeons, nous nous logeons, nous nous divertissons?

Mais c'est en nous mêmes que nous devrions trouver l'essentiel dont nous avons besoin au premier chef.
Et surtout il nous faut renoncer à vouloir tout comprendre et dans comprendre il y a "prendre". On ne saurait tout contrôler a fortiori dans un monde très complexe.


La raison a ses limites et l'intelligence et la culture. Si nous en croyons Voltaire, apprenons à cultiver notre jardin à qui La Fontaine fait écho: pour être heureux, vivons cachés.

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21 octobre 2020

La lutte sera longue et ardue

La lutte sera longue et difficile, celle que nous devrons mener contre l'impitoyable mouvance islamique radicale.
Je soutiens - une fois n'est pas coutume - le langage de fermeté de ce gouvernement. Il ne doit y avoir aucune pitié contre les meurtriers; cependant, je sais que, comme l'a bien dit le garde des sceaux et d'autres juristes, nous sommes là face à la quadrature du cercle: comment être efficace et très vite contre la terreur à l'état pur tout en étant restant dans cet état de droit qui est notre bien commun.
Attention à respecter nos libertés chèrement conquises; ligne de crête très délicate. Un seul exemple: l'impact actuel des réseaux dits "sociaux" sur les esprits malléables. On voit la difficulté de les contrôler dès les premières images et les premiers messages de haine.

De plus, les mêmes réseaux sociaux permettent au citoyen honnête d'avoir un regard sur la police qui peut outrepasser ses droits; de plus ces réseaux sont à l'origine des révoltes contre les régimes dictatoriaux. Mais hélas, nous constatons en Tunisie par exemple le retour de l'autoritarisme et le printemps arabe a fait long feu. Le fanatisme dénoncé par Voltaire déjà regagne du terrain.

La culture, la maîtrise de la technologie, ne prémunissent en rien contre les dérives mortifères.
Je partagerai une fois de plus le pessimisme de Freud. Il a compris que cette culture n'est pas antinomique de la barbarie mais souvent son autre visage.
L'Allemagne nazie, dont les frères Goncourt célébraient la supériorité intellectuelle est la même qui a entrepris la destruction sans remords aucun de millions d'êtres humains...

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20 octobre 2020

La terreur comme communication

L'acte barbare de Conflans Ste Honorine m'a jeté dans l'effroi comme beaucoup de mes concitoyens et je vais dire plus que jamais ce que j'ai sur le coeur, tout ce que j'ai sur le coeur.
Je pense que rien ne justifie le meurtre d'un homme reconnu comme intègre, passionné par son métier, désireux de bien faire.
Je pense aussi que l'Islam de France a du mal à faire son aggiornamiento; les autres cultes représentés en France ne posent pas tous ces problèmes, je crois. En ce qui concerne le judaïsme que je connais un peu, il faut savoir que des prières sont dites très régulièrement dans toutes les synagogues de France pour la prospérité et le bonheur de ce pays.
Je pense que M. Darmanin fait bien de trancher dans le vif.
Pourquoi est-ce sur le sol européen que le mal-être du monde musulman doit être exporté? Pourquoi exprimer sa haine sous la forme la plus monstrueuse? Pourquoi accepter cette régression qui nous ramène à des âges révolus?
Cela dit, je vais jusqu'au bout; je comprends, d'un autre côté que cette monstration réitérée des caricatures du Prophète puisse choquer les sensibilités et cela peut être ressenti comme de "l'islamophobie" qui existe...
Mais je l'ai déjà dit, on a caricaturé des rabbins orthodoxes et des papes; on n'en a pas fait toute une histoire, que je sache!
En outre, j'apprends l'extension de la mainmise rapide de la religion musulmane sous ses formes les plus rigoristes: exigence de repas hallal (les Juifs pieux n'exigent pas de manger cacher), d'être exminée pour les femmes par des doctoresses, de faire pratiquer lexcision, de bénéficier de piscines non mixtes, etc etc (la liste est longue).


Moi aussi , je ne me sens pas chez moi ici pour cet antisémitisme latent que j'ai déjà maintes fois dit ici, et pourtant, j'accepte mon sort, je respecte la loi du pays dit "d'accueil".
Mais pour être complet (?) je ne saurais oublier que nos concitoyens de religion musulmane, souvent "importés" pour les besoins de l'industrie, exploitant "au mieux" ces ouvriers au temps des 30 glorieuses sont déconsidérés, maltraités, victimes de préjugés.
Je l'ai observé en banlieue. Un peu comme les Noirs aux USA; je note des similitudes entre ces deux "communautés"
Pourquoi?
Je n'ai hélas pas de solution-miracle tant le problème est complexe.
6 millions de personnes se réclament du Coran ici.
Et dans une dialectique infernale les préjugés à l'égard de ces personnes alimente la surenchère et légitime aus yeux des assassins la perpétuation de la haine.
Tous ces éléments doivent être pris en compte de même que cette mondialisation qui fait que ce qui se passe à Baghdad ou à Kaboul ou à Moscou ait des effets ici et ailleurs.
Je suis pessimiste. Il suffira de considérer le problème toujours sans solution des afro-américains aux usa.
Nous devrons vivre sous cette épée de Damoclès tant que le monde islamique ne fera pas l'effort de s'adapter.
On en aura encore pour très longtemps, je le crains.

 

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19 octobre 2020

La difficile équation

La paresse, le goût du cocooning, la froidure ont eu raison de mon envie de participer à la manifestation d'hier place de la République, la bien nommée, en mémoire du sympathique collègue d'histoire-géo, vivtime d'un jeune boucher, né très loin à Moscou.
Il se trouve que j'ai connu un ancien soldat russe qui a combattu en Tchétchénie; il portait des tatouages avant l'extraordinaire mode actuelle; il avait un côté voyou, encore prêt à en découdre. La guerre démolit les hommes; il suffit d'observer le devenir des vétérans us retour du Viet-Nam: addictions, alcoolisation, états post-traumatiques...
Revenons à cet acte abject; j'ai compris pourquoi Macron hésitait tant à nommer les choses et à enfin prendre des mesures: on a vu les réactions des états arabes immédiates...Et je crois que le "contentieux" colonial nourrit encore la psyché collective.
Hélas, comme je l'ai déjà dit ici, les états arabes (ne pas oublier que l'article 1er de leur Constitution est "pays de religion musulmane" versus la laïcité à la française) sont aux prises eux-mêmes avec une crise violente: d'un côté les partisans de l'"Islam des Lumières" portés au dialogue, à la lecture moderne du Coran (nous avons en France un représentant de cet Islam; Khaled Bencheikh; je salue au passage le courage de l'Imam -guide en arabe- de Bordeaux, Tarek Obrou) voire à l'incroyance et de l'autre les fanatiques qui ne comprennent rien, vivent dans un autre siècle (lequel?), haïssent la science et la liberté d'opinion.
Mais comment faire concrètement pour aider ces professeurs en proie à la peur, au découragement, à la solitude? 
Il n'est pas facile d'être prof, il l'est de moins en moins. Moi-même ai été en butte à des parents d'élèves vindicatifs qui contestaient mes notes et le père d'une élève, je m'en souviens, était très agressif, presque au point de faire le coup de poing...
Jusqu'à ces tout derniers temps, je me souviens d'un père d 'élève, d'origine italienne, qui ne supportait pas que je mentionne les mauvais résultats de son fils; je ne faisais que lire les dernières évaluations; résultat des courses, je fus blackboulé et fissa.
Précisons que l'enfant dont j'avais à m'occuper porte un nom assez connu. Comme quoi, les préjugés, la passion, la mauvaise foi, ne sont pas toujours là où on pense...
Mais les temps ont changé: les élèves ne sont pas tous des anges certes, les parents discutent de plus en plus l'enseignement (tendance lourde: on conteste les avis du médecin, du prof, de tel professionnel), l'administration, de plus noyée par la paperasse, entonne le vieux refrain: pas de vague.

Solitude des profs... je l'ai connue déjà, à l'époque et elle est plus vraie que jamais en cet âge de fort individualisme et du sauve-qui-peut général!
Voilà pour les acteurs du système scolaire.
Mais en France il faut savoir que les conditions d'exercice du métier deviennent une mission impossible: mes élèves disent tous qu'ils "travaillent" à 35 élèves minimum, privé comme public, et les emplois du temps sont déments, course aux bons jobs oblige!
On imaginera ce que çà peut être alors, exercer dans ces zones sensibles qui se comptent par milliers et le covid complique encore; les gens sont souvent sous tension, en particulier dans les villes.

Le fanatisme religieux, lui, est comme enfermé dans une citadelle et la raison n'a aucune prise sur des esprits qui se croient forts et puissants. Ils ne comprennent pas le rire et à la radio on citait le roman d'Umberto Eco, "le nom de la rose"; Jésus riait-il et les autres Prophètes?
En terre d'Islam, le courant soufi (en gros mystique) ouvert, perméable à la raison, attentif à l'autre, présent un peu partout sous forme de confréries est très minoritaire.
A titre personnel, je pense que si on est vraiment croyant on ne peut imaginer un Dieu insensible à la dérision; cet anthropomorphisme dévalorise, disqualifie, humanise bizarrement le Dieu dont on se réclame.
Avec l'Islam radical, il n'y a pas de discussion possible. Le cerveau reptilien, réfractaire à toute logique, est en revanche obnubilé par une "pensée" qui tourne en boucle indéfiniment.; dès lors ce n'est plus de la pensée mais des obsessions (du latin qui signifie siège; le sujet est la proie de ses ruminations solitaires.
Le problème est compliqué: les réseaux dits "sociaux" sont en première ligne; ils potentialisent la haine, voir les images du Prophète caricaturé est ressenti comme un acte violent que la mort du coupable viendra sanctionnner et vite. D'autant que, à la clé le Paradis d'Allah attend l'assassin( verdure partout, fleurs, eau à foison, houris charmeuses, attend le justicier!)
L'univers mental de ces personnes: un monde en noir et blanc, le Bien Absolu et le Mal absolu; pas de place pour la nuance, le débat, pour l'interprétation.
Je rappelle que chez les Juifs, les dicussions interminables sur un point de Droit biblique occupent les éxégètes des jours et des jours (on a parlé du "pilpoul", cette "manie" de couper les cheveux en quatre qui peut aussi positivement accoutumer les esprits à la philosophie et au sens de la dialectique), ce qui n'empêche pas que là aussi, il existe des gens arc-boutés sur des convictions de béton.
Mais en France la population musulmane est forte de plusieurs millions et parmi ces millions il y a les prêcheurs de haine nés ici et, à présent, venus d'ailleurs avec des moeurs et coutumes très éloignées des nôtres.
Comment faire? Hélas comme les autres, je ne sais pas trop.
Je verrais d'abord une veille énergique visant les réseaux dits "sociaux" qui confortent les croyances ainsi que certaines mosquées diffusant le discours salafiste (d'un mot arabe "pureté").
Mais en France le problème devrait prendre en compte le mal-être de ces jeunes qui ont perdu tout repère et sont hélas les victimes, répétons-le, du racisme ambiant (je suis bien placé pour le savoir).


Nous sommes tous plus ou moins confrontés au difficile problème du sens de la vie; mais certains, minoritaires, n'ont trouvé pour le résoudre que ces idéologies mortifères qui déforment la réalité.


Alors comment agir face à la folie?

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18 octobre 2020

L'incommunication de ce temps

Quelque chose me frappe dans cette époque et ce n'est pas sans lien avec l'ignoble boucherie récemment commise dans cette jolie coomune de la banlieue parisienne, Conflans Ste Honorine (il y en a heureusement).
Ce sont les dysfonctionnements de la communication; je sais bien, Ionesco en traite avec un humour décapant dans ses pièces et les auteurs du théatre de l'absurde au siècle dernier.
Mais on a "progressé" depuis.
Ce qui me donne l'occasion de parler de cette grave crise de la communication, c'est le feuilleton décidément "interminable" de la saillie antisémite qui s'est produite cet été au "temple" de l'obédience que je fréquente depuis des années.

Je rappelle que le grave incident s'est produit alors qu'une dizaine de membres de la loge était réunie de manière informelle et, cet après-midi-là un visiteur qui fut aussi l'élève très admiratif de mon frère en philosophie , brusquement, à froid, sans que nul ne s'y attende dit: "je suis antisémite".
On mesurera je l'espère la gravité de ces propos dans le climat pesant qui règne en France (simple rappel: croix gammées taggées ces derniers temps, graffiti, gestes, propos antisémites à l'époque des gilets jaunes, morts en série en quelques années, etc) et du fait que c'est un franc-maçon qui les profère, c à d un homme qui par définition respecte les valeurs républicaines.
Certes l'homme était connu pour ses propos provocateurs un peu immatures et aussi des préjugés anti-islamiques ou un jour, une stupéfiante déclaration selon laquelle la franc-maçonnerie serait d'essence chrétienne.

N'importe quoi: elle a vu son acte de naissance officiel à Londres en 1717 et ce sont deux pasteurs  qui ont créé cette noble institution qui a vu passer des hommes et des femmes célèbres, dont des Juifs, surreprésentés, on comprendra pourquoi (ils y trouvent une sorte de refuge et un lieu où se cultive une fraternité universaliste et une possibiité de rencontres unique avec des gens de toute profession, de toute conviction, de toute origine).

Enfin, ce soir-là cet homme avait bu plus que de coutume, ce qui est déjà un manquement important à la correction élémentaire.
Puis tout s'est emballé; je n'ai pas réagi sur le coup comme assommé et les autres non plus; deux personnes ont réagi le soir même en m'appelant. Je m'attendais à ce qu'un "responsable" organise un face à face avec l'antisémite sous son égide comme il aurait été logique et nécessaire pour crever l'abcès.
Rien de tel ne s'est produit; je fis un pas en accordant mon pardon à cet homme qui dans le fond me faisait presque pitié, une telle charge ne peut qu'être alimentée par la souffrance!
Des jours après enfin, message Whatsapp sec à moi adressé: je m'excuse, j'étais bourré.
Je n'ai pas répondu; pour moi c'était tardif, léger, point du tout à la mesure de ce qui avait été dit.
Mes ces propos ont ouvert une brêche et les rumeurs de se répandre sur mon compte, toujours infondées, toujours sans jamais les vérifier ou me rencontrer pour mettre les choses sur la table.
Mais cet incident, je l'analysai comme un révélateur des failles de ce collectif, comme un symptôme d'une pathologie de groupe que justement une bonne communication, une rencontre auraient pu ou du désamorcer; in fine, le visiteur fut déclaré persona non grata et le président comprit ma blessure de même qu'un autre responsable qui me réconforta comme il put et me dit que j'avais toute ma place dans la loge.
Bien, mais voilà, il y eut une réunion jeudi dernier et je prononçai un petit discours qui suscita pas mal de questions, signe positif en soi. Mais j'ai senti un climat pesant: froideur de certains à mon endroit, ou sourires contraints notamment, mais le responsable fut  - ô surprise! - très chaleureux à mon endroit alors qu il m avait incendié peu avant par téléphone de manière vile, vulgaire, allant jusqu'à évoquer ma sexualité et mon âge.
Convenez qu'il y avait de quoi et s'étonner et se fâcher.
J'en arrive à ce problème de communication: ce qui provoqua la fureur de cet homme fut un mail que je lui adressai en demandant des explications sur le surcroît de  discipline que j'observai depuis quelque temps. Il lui était toujours possible de répondre quitte à me remettre à ma place: "tu n'as pas à le savoir ou c'est très important", etc et je l'aurais accepté. 
J'en arrive aux derniers développements; ledit "responsable" après m'avoir fait les yeux doux (?) jeudi dernier comme pour "réparer" ses propos grossiers, venimeux, excessifs tels que jamais au cours de ma vie je n'en essuyai de tels, envoie à toute la loge sa décision de démissionner (?) et l'information selon laquelle une convocation de tous devant une juridiction interne était programmée, avec des exclusions à la clé(?!)
Le prétexte: à l'invitation du Président de parler éventuellement de "l'incident" de cet été jeudi dernier, personne ne prit la parole; en fait je pense que j'en avais assez de cette affaire que j'estimais soldée et je ne voulais plus de ce rôle de "vedette" ou de bouc émissaire possible des tensions de ce groupe; je m'alignai aussi sur le silence d'un cinéaste cinghalais qui m'a fortement soutenu et qui avait fait une analyse très fine de la situation; je pense comme lui: la loge est à présent contaminée par la droitisation du pays (du coup ce n'est plus une loge); certains membres sont soupçonnés d'antisémitisme larvé, voire de connivences avec le RN (??) et réunion ou pas çà n'aurait servi à rien; on ne peut rien contre les préjugés.
Mon angélisme habituel en a pris un coup.
Je pense comme mon ami cinghalais que j'enverrai aussi ma démission; je sais que je perds au change; pour moi qui vis seul cette loge qui fut douillette, vivante, chaleureuse a changé très vite; "on" a regretté le départ du provocateur, notamment un jeune franco-italien resté silencieux comme d'autres lors de l'attaque dont je fus la cible (je le soupçonne d'antisémitisme; eh oui, les italiens aussi! j'en ai rencontré à Paris même)
Ainsi je n'irais pas à ce "procès" dont je ne vois pas ce que j'irais faire. 
D'après ce que j'ai compris, je risque au pire, avec un ou deux autres, l'exclusion de toutes les obédiences. (sic: pourquoi? je ne sais pas!)
J'ai besoin de me sentir accepté ou compris sinon aimé (n'en demandons pas trop) dans quelque collectif que ce soit.
Je suis seul de toutes façons et j'ai mon lot de problèmes; un peu plus un peu moins...
Le covid a du encore précipiter les choses (et son dernier avatar: le couvre-feu qui anéantit nos réunions vespérales) et aiguiser les tensions comme dans la société globale; il est triste qu'une loge maçonnique, lieu unique de la fraternité en acte soit devenue je pense la chambre d 'écho d'une société en très forte crise.
Et comme on dit chez les bouddhistes et d'autres, tout a un début tout a une fin.


Et peut-être assiste-t-on au naufrage d'une très noble et très ancienne institution; pour certains, elle remonterait même au 15ème siècle et au Moyen-Age: les constructeurs de cathédrales avaient aussi des secrets à partager...


Elle sombre telle un Titanic monstrueux à l'image de la planète qu'on détruit méthodiquement...


Le monde ancien  continue de s'effondrer....

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17 octobre 2020

STOP!

Comme l'immense majorité de mes concitoyens, toutes croyances confondues, je suis horrifié par la tragédie de Conflans Ste Honorine: un homme a été "puni" et de manière d'une sauvagerie inouïe parce qu'il faisait son métier, le plus noble de tous, celui d'enseignant.
Je me sens solidaire de cet homme que je ne connais pas mais je fais encore partie de cette corporation car j'aime ce métier alors que je suis à la retraite depuis 16 ans; j'aime les jeunes qui souffrent actuellement, et à plusieurs titres: avenir incertain, restrictions à leur envie de fête, charge scolaire importante, climat de compétition individualiste.
Une fois de plus, une fois encore, une fois de trop, l'islamisme radical importé est en cause; la lointaine Tchétchénie nous envoie des "guerriers" surarmés, habitués à la haine contre leur dictature et appliqués à l'exprimer sur ce sol.
Il y a quelque chose que ces "fous de Dieu" devraient comprendre: on peut adorer un Dieu mais pour autant pas à n'importe quel prix, pas en assassinant un homme dont le métier difficile est d'enseigner le savoir et de dispenser la tolérance.
J'ai employé à tort le mot "comprendre"; c'est reconnaître chez le jeune boucher cette capacité. Il ne comprend rien; il ne comprendrait rien; son "cerveau" est lavé par les réseaux dits "sociaux" et il a une piètre idée de son Dieu et du Prophète si pour lui les servir c'est tuer et  répandre le sang; Platon disait que lorsque les élèves maltraitent leurs enseignants la dictature n'est plus loin.
Je crois qu'il faudra reconsidérer totalement la venue sur ce sol de tous ces étrangers qui ne reconnaissent pas et ne partagent pas les valeurs de la République.
"Charlie Hebdo" avait moqué le Pape, les rabbins et les politiques; pour autant il n'y a pas eu de réaction de cette insoutenable violence même si des gens en ont souffert.


Il est plus que temps de réagir: que se passe-t-il dans certaines mosquées? quand va-t-on combattre réellement cette déferlante de haine des réseaux dits "sociaux"? Quand prendrons-nous les moyens de lutter contre l'internet souterrain avec ces images de cruauté et le décervelage méthodique qui inculquent le délire de la vengeance contre les Infidèles comme jadis et comme ailleurs à travers le monde
Ce jeune tchétchène savait ce qu'il faisait à la veille de ce couvre-feu. 
Ces agents de la terreur n'ignorent pas les failles de notre système et l'exploitent. Ils savent bien que le soir même le couvre-feu commencerait; mesure discutable, on en reparlera.
Je terminerai par deux souvenirs alors que j'étais prof d'un lycée de  cette monstrueuse (par la taille) banlieue parisienne. Une de mes élèves d'origine égyptienne évoquant les terribles attentats de New York disait à haute voix que c'était la faute des...Juifs.
Que répondre, que dire, que faire face à l'obscurantisme le plus sombre? Je ne sais pas, je l'avoue; car la conviction est si ancrée dans les esprits, tel un poison insidieux que toute parole est vaine, toute statistique répudiée. Rappelons pour mémoire que nombre de Juifs sont morts dans les Twin Towers...
Second souvenir: dans un autre lycée, j'aimais à converser avec le documentaliste, ouvert, chaleureux, cultivé, militant du mouvement "Socialisme ou barbarie". Le socialisme est moribond et c'est la droite qui triomphe ou l'abstention massive. Cet homme généreux est mort à l'âge de 50 ans d'un cancer; sur sa tombe les collègues avaient fait ériger un livre ouvert de granit.
Belle figure que celle de cet homme bon et accueillant qui a choisi un métier obscur mais décisif.

Face à ce lâche et odieux crime, il faut sortir en masse partout et maintenant car la République et ses valeurs de liberté est en danger; cette liberté qui est au coeur et le coeur de ce pays.

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16 octobre 2020

Climat plombé

Retour à la loge après une longue interruption; climat intérieur "mitigé" pour moi. D'une part, satisfaction narcissique de délivrer mon petit discours et de me remettre dans le mainstream, le flot du Réel, mais d'autre part, une je ne sais quoi de triste. Comme souvent en tous cas chez moi un sntiment dominant vous traverse et on ne sait pas trop pourquoi; souvent j'ai besoin de temps pour comprendre et chez moi toujours ce besoin de comprendre.
Les choses semblent s'être tassées en ce  qui me concerne au point que j'ai eu cette impression d'être aux petits soins comme si "on" avait pris conscience de la très forte agressivité dont j'ai été l'objet mais tristesse et gravité parce que ce covid et surtout ces nouvelles mesures contraignantes dont on ignore l'efficacité ont plombé l'atmosphère sans compter un tour de vis, question "discipline".
Et pour couronner les tout ce qui commence à devenir un handicap ( ô vieillesse!): mes soucis d'audition; il ya des gens que j'entends parfaitement même sans aide et d'autres presque inaudibles.
C'est devenu un réel problème; j'ai consulté mon ORL qui a enlevé un important bouchon de cérumen et a constaté depuis 6 mois une diminution de l'acuité auditive. Selon elle, je suis un peu en dessous de la norme de mon âge.

Je pense que dorénavant je dirais carrément à mes interlocuteurs d'élever la voix mais mon expérienc montre que c'est un sujet complexe: certaines personnes articulent mal, utilisent des sons "privilégiés", parlent dans leur barbe, etc. mias dans le fond même si on entend parfaitement il ya des gens qui parlent "pour eux" aussi...
Du coup je vais prendre rdv avec l'audio-prothésiste qui m'avait parlé d'un appareil "révolutionnaire" qui imite au mieux l'extraordinaire complexité de notre propre appareil auditif; on sait qu'avec l'âge les cellules réceptrices perdent leurs cils et le son se transmet plus mal; j'observe le caractère génétique du problème: ma mère, son père et mon père dans une mesure moindre étaient affectés par ce handicap car c'en est un, incontestablement si on veut avoir une vie sociale.
La tristesse que j'ai ressentie était déceptive; le médecin que j'aime bien n'est pas venu alors qu'il était annoncé; de plus cela m'aurait rassuré; il paraît qu'il perd la mémoire et c'est dur pour moi si c'est vrai (cet homme éminent, super-cultivé, humain m'avait reçu dans son appartement-musée face au Lycée Janson, le lycée des riches°.
Et cela renvoie à un problème de taille chez moi, constaté en thérapie. J'ai du mal à accepter ce passage du temps: corps, mental, personnes, institutions, tout change, tout bouge, et çà déconcerte et çà perturbe...
Un seul exemple: telle personne qui vous semblait "proche" s'avère plus "lointaine"  par après et inversement.
Du coup, la nette considération dont j'ai bénéficié hier comme pour réparer l'attaque dont j'ai été l'objet fait que je suis plus nuancé sur mon projet de quitter et la loge et même la maçonnerie; pour moi comme je dis souvent c'est une famille de substitution car je n'en ai pas...
Tout bouge, tout change, tout flue et reflue; je devrais bien le savoir, moi le néo-bouddhiste!

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15 octobre 2020

Virus: ce qu'on dit et ce qu'on ne dit pas...

Comme beucoup d'abitants de ce pays, j'ai été impresionné par la remontée de tous les indicateurs de la circulation de ce virus qui nous " colle à la peau"; j'en ai perdu le sommeil, ce qui n'a que peu d'importance quand je pense à l'impact des nouvelles mesures prises sur nombre de secteurs de la vie économique pour tenter de juguler la pandémie.
Mais les médias ne nous donnent souvent qu'une partie de l'information; la sélection des news obéit aux lois de la concurrence, aux impératifs de la direction, aux consignes des annonceurs et aux choix de la rédaction.
Hier, je discutais avec une de mes élèves dont les parents, visiblement aisés, travaillent à l'international. Cette adolescente s'est montrée très informée, ayant beaucoup voyagé pour son âge et connaissant particulièrement bien le monde germanique; ainsi j'ai appris que l'Autriche actuelle dirigée par un gouvernement de droite extrême se montre fortment raciste (et n'en doutons pas, antisémite; çà va ensemble); de plus, l'Allemagne et l'Autriche ne font pas si bon ménage comme je le croyais.
En France, me disait cette jeune fille les Noirs ne sont pas comme en Autriche l'objet d'un racisme à visage découvert; leur sort est pire qu'en France au pays des musiciens; quant à l'antisémitisme, on se doute qu'il s'y porte bien: vieille tradition d'un pays qui a vu naître Hitler et nombre de directeurs de camps de la mort.
Même si, reconnaissons-le, comme en Allemagne, un travail de mémoire se fait actuellement. 
Mais les temps sont durs et on assiste en Allemagne, en Autriche et en France au réveil de mouvements néo-nazis. 80 ans nous séparent de la plus grande monstruosité de tous les temps  et on voit fleurir des croix gammées en plein Paris.


Mais je voudrais parler de ce virus qui n'en finit pas: il semble que les jeunes, très portés, sur les soirées où on est "les uns sur les autres", véhiculent actuellement le virus; de plus, les élèves que je suis travaillent dans des classe de 35 élèves au minimum (mon adolescente, elle, a 40 camarades dans sa classe).
Mais il y a plus grave: deux élèves onté été détectés positifs ainsi qu'un enseignant dans son établissement; il faut savoir que la situation est identique dans le privé et le public...
De plus comment respecter les gestes-barrière à la cantine où les élèves sont côte à côte et sans masque? Même problème en sport?
Je terminerai par cette énigme: comment comprendre la maladie de Trump rapidement soigné et guéri, à son âge, alors qu'il a pris tous les risues possibles? Selon cette élève, il aurait bénéficié d'un traitement ultra-coûteux que des multimillionnaires comme lui (à ce propos Joe Biden a aussi une belle fortune selon l'excellent magazine "America") peuvent se payer...


Fake ou réalité, je l'ignore...

Posté par jeanlouisgil75 à 08:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]